J'ai ma Kona executive MY 19 de VD depuis mercredi 13 mai, et je rejoins tout-à-fait les impressions d'Alergo dans son comparatif avec l'E-208. Entre autres détails, jusqu'à aujourd'hui je n'étais pas fou des boutons de commande de la (fausse) boite au lieu du classique levier que j'avais sur ma Toyota C-HR hybride. Finalement je m'y fais, d'autant qu'en me garant cet après midi, j'ai involontairement éteint la voiture en position Drive, et ça marche, elle se met en position P automatiquement (j'espère par contre qu'on ne peut éteindre la voiture en roulant, je ne tenterai pas l'essai!). Mon principal reproche, je dirais même le seul, je trouve la suspension sèche, ça tape pas mal sur les trous, saignées et autres défauts de revêtement, de ce point de vue la C-HR est bien mieux amortie. Sinon, en 4 jours trajets variés mais sans autoroute, suis à 11,5 kw de moyenne, 10,4 ce samedi, mon challenge est de descendre sous les 10 (jouable en cette saison, 23° ici dans le Sud, ventil sur off). Et quel bonheur de voir s'afficher encore 300km d'autonomie après 220 parcourus!)
Après 10 ans d'hybride, j'envisageais depuis longtemps une électrique, et comme je m'y attendais, mais sans l'avoir encore pratiqué, c'est un tout autre monde! Hors le silence et la douceur, la réactivité n'a rien à voir, circuler en semi-urbain ou petites routes devient bien plus fluide, du genre reprendre après un arrêt à un rond point, sécurité pour doubler (il faudrait une Porsche pour la même facilité). Avec de telles performances, l'insertion comme la réinsertion en toutes conditions de circulation sont d'une aisance incroyable. Je ne me suis jamais autant senti en sécurité.
Bref, ça renvoie le thermique à une préhistoire dont il n'aurait jamais dû sortir, sans compter son agression permanente contre la planète et la santé, humaine, animale, végétale. Rétrospectivement, je suis consterné par le fait que sans doute par lobbying des puissances pétrolières ajouté ensuite aux recettes faciles pour les Etats par taxation sur les carburants (mais je ne suis pas complotiste primaire ), nous ayons perdu tant de temps, 100 ans!!!, avant de s'intéresser à nouveau à la motricité électrique pour les automobiles (pourtant le chemin de fer l'a fait dès les années 50 en France). Quand on constate que VT et VE étaient concurrents au début du 20ème siècle, que la Jamais Contente était électrique, qu'il y avait beaucoup de VE et de stations de recharge à New-York en 1910, on se dit que quelque chose a vraiment merdé. Imaginons un instant que le VE ait supplanté l'énergie fossile en 1920: il est probable que le monde eût été beaucoup moins guerrier, surtout du côté du Moyen-Orient, et encore plus probable au vu des progrès accomplis ces 10 dernières années que les batteries pèseraient 10 kilos pour 1000 kms d'autonomie (laquelle serait peut-être même devenue quasi infinie par des systèmes de régénération constante).
Ce n'est pas fréquent, mais je suis d'accord avec les instances européennes, il est temps que le carburant fossile devienne minoritaire jusqu'à disparaitre dans les années qui viennent et soit classé dans les annales des plus grandes erreurs humaines. J'enfonce des portes ouvertes, mais à condition bien sûr de tarifs plus abordables, ce qui va arriver comme toujours dans une industrie relativement neuve, et d'un immense effort sur les infrastructures de recharge, ce qui ne doit pas être si difficile (j'étais gamin dans les années 50, mon père devait parfois calculer les distances car il pouvait y avoir plus de 250km entre 2 stations-service dans le Sud de l'Espagne).
Depuis quelques jours, je regarde circuler les autres véhicules, non avec mépris, ce serait prétentieux, mais avec compassion (et quand même aussi solidarité égoïste avec mon odorat et mes poumons qui n'en peuvent vraiment plus des effluves mazoutiennes)