Edition... ré-édition... ré-ré-édition... ma réponse va finir par passer ! Si, c'est dommage. Pourquoi en sommes nous arrivés là ? Je ne sais pas mais globalement s'il y a un reproche que je ressasse c'est le manque d'ouverture des dirigeants ( = politiques) à faire participer les administrés. Je pense qu'en les intégrant, en les faisant définir en partie l'objectif et la stratégie, l'acceptation serait bien meilleure, les erreurs moins fréquentes, le bien-être plus élevé. D'ailleurs dans les pays très démocratiques les gens sont plutôt plus heureux que la moyenne ; cela ne fait pas tout mais cela contribue (France et Europe sont des démocraties partielles). Je parle bien de citoyens, et non pas de groupes, associations, partis, etc... Là est d'ailleurs une des difficultés de la démocratie, ne pas retomber dans une oligarchie manipulatrice. Dans le cas présent il y a un manque de collaboration entre Europe (qui établit les règles) et constructeurs (qui essayent d'appliquer les règles avec leurs équipementiers). J'ai cogité... Les règles "humaines" sont artificielles, arbitraires. Le +1,5° (et +1,8°) en est une ; on peut y mettre du rationnel derrière basé sur de la science mais cela reste arbitraire. Il existe des effets de seuil (L'eau qui gèle sous le 0°C et qui se vaporise au-dessus de 80°C, liquide entre deux) mais sur le réchauffement je ne sais pas s'il y a un seuil aussi net. On verra, quand les plantes crèveront (irréversiblement) après avoir dépassé une certaine température et en manque d'eau trop longtemps. Des règles il y en a certainement dans la religion, du style "tu prendra soin de ton prochain" ; dans certaines cultures aussi vis à vis de l'environnement. J'ai cherché côté règles de base de la vie, biologie, qui pourraient dicter un comportement mais je ne vois rien de criant. Un être biologique a un instinct de survie pour lui-même, individuellement, donc sur la durée de sa propre vie. La sociabilité est également limitée à cette durée. La biologie se reproduit mais l'Homme a créé des outils pour ne pas se reproduire. Il se reproduit pour son plaisir (Emotion), pas de manière rationnelle. L'Homme est orienté par ses émotions (qui devraient lui dire d'arrêter de faire des âneries) mais je pense que sa (relativement faible) maitrise de l'énergie, qui lui permet de maitriser en partie son environnement (clim froid/chaud, engrais de synthèse/OGM/cultures hors sol, filtration eau, lumière artificielle, etc...), le rends croyant en sa capacité à faire fi des contraintes naturelles ; donc les autres après lui y arriveront ! Pour l'instant il ne sait pas faire de vaisseau spatial autonome, de planète B artificielle, donc il se repose sur ses croyances, en extrapolant le passé, son expérience. La raison de nous soucier de la planète du futur c'est nous qui nous la donnons, individuellement, collectivement, dans une mesure plus ou moins égoïste et de manière principalement dirigée par nos émotions, pas par nos outils "techno" qui nous permettent au contraire de faire peu d'effort. En ce moment je pense qu'on fait une sorte d'arbitrage plus ou moins conscient de calcul bénéfice / risque en prenant surtout en compte le restant de notre vie, moins celle du "aprés". Qu'est ce qui fait qu'on est plus ou moins égoïste, je n'en sais fichtrement rien. Je ne vais pas jouer l'hypocrite, je suis en partie égoïste ; je m'en soucie pour tout le monde, pour la faune, pour la flore, mais sur la durée des années du reste de ma vie, pour le après... je crains m'en soucier beaucoup moins. L'emploi du mot "crains" sous-entends des choses, peut-être un peu de honte d'être égoïste, de nuire à l'autre (Histoire de réciprocité). C'est là où il y a aussi un manque de relation, collaboration, communication, de passage de relais, entre les générations. Mais pourquoi êtes vous dans la mentalité de vous soucier de la planète ? A quelle échelle de temps ? Vous êtes vous posé la question ?