Bonjour
La nuit dernière, j’ai fait un rêve étrange. Il faut que je vous le raconte, car, oui, vous étiez dans mon rêve !! Je ne l’ai compris qu’après-coup, quand j’ai eu fini de retranscrire toutes les images qui se sont succédé dans ma tête. Je vous livre ci-dessous le texte brut de cette retranscription.
Vous reconnaissez-vous ? Retrouvez-vous certains des autres forumeurs ? Et combien en identifiez-vous ?
Par une belle après-midi de printemps, j’arrivais au beau milieu d’un banquet installé sous une véranda. J’observais les convives se goinfrant généreusement de petits suisses. Certains engloutissaient également des tomates-cœur bio des Landes, sans modération. D’autres de jolis eskimos mauves à la menthe. D’autres encore des patates chaudes du Gers cuites à la cocote minute Seb. « C’est bien payé » bêla une jeune personne, ajoutant, comme par réflexe, un « PNC, aux portes ! » très impromptu. Elle continua et chanta résolument « Vive les habilitations électriques ! » sur un piano-bar vaguement accordé par un musicien des Yvelines. Pourquoi riait-elle ? Elle tomba bêtement sur deux braques hongrois sortant de leur niche, grognant comme des fous. Un des convives, né au pays de Linux, écoutait un gospel tibétain sur youtube, affalé sur un sofa balafré par son labrador (il n’y a pas pire ennemi dans le Lauragais que les chiens et les canapés). Un autre, à l’air goguenard, répétait inlassablement « 945 ! 945 ! », yeux dans le vide, dubitatif, rêvant d’Islande. A un moment, un homme se lève et s’écrie « En tant que modérateur, je suis outré de me voir traité d’autocrate. Eussé-je-du bannir cet intrus ? ». Celui-ci, portant le nom de Sam, s’agace, et lui répond : « Je t’ai dit : loue une voiture en plastoc nickelé importé de Flandre, même si elle a un airbag factice rochelais ». L’autre, ni une ni deux, part avec son élan directement à la concession voisine changer son caducée de voiture (c’était la cinquième fois en un an…). Les bons mots circulaient. Je pris part à l’amusement et appréciai particulièrement l’instant où l’un des convives truffa nos vannes de blagues de carabins. Cette séquence se termina quand le physicien de la bande se mit à faire un lapsus chelou à propos du neutrino tau, que personne ne comprit. Quelqu’un dit au loin « Votre paresse me soule ! », et il entraîna dans une samba, fiancée et autres danseuses en costume alsacien : Arnold, Jacqueline, et autres joueurs de tennis et volley. Un hurluberlu au strabisme débusqué depuis longtemps par son orthoptiste demanda : « As-tu besoin que j’épelle Istamboul, même grosso modo ? ». Un autre zig dit : « Hé, tonton, j’ai le don d’ubiquité ! Bien que Haut Rhinois, tu me dis : va à Bordeaux sur le tarmac, j’y vais ». J’observe encore d’autres convives qui arrosent lourdement des jardinières entourant des statues iconiques, et disposées comme un réseau ferré sous la véranda. Submergés par les flots, dix-huit fleurs surnageaient au-dessus du terreau. « Mieux vaut les remplir une fois au maxi que sous leur niveau habituel, au cas où, cas improbable, il ne pleuvrait pas d’ici longtemps. ». Le plus souple exécuta alors des mouvements de gym genre flexions, comme pour regarder l’alimentation électrique sous une borne de recharge. Son voisin lorrain lança « Balèze Blaise » (belle dédicace taillée sur mesure, à la savoyarde). Puis après un haut le cœur, il évacua gniole et autres boissons. Les Arrageois ne tiennent pas l’alcool. Son interlocuteur, connu pour ménager son énergie, lui lança : « Veux-tu un déca, fiston ? ». Je me réveillais enfin.
Voilà. Vous trouvez que ça n’a ni queue ni tête ? Normal, c’est un rêve. Quoi de plus irrationnel ! D’ailleurs je n’ose penser ce qu’un psy dirait d’un tel rêve…
Alors, qui se reconnait ?