Je me dis que le meilleur remède dans ce cas là sera le temps, ils y viendront à un moment ou un autre, et continuerons d'expliquer que "c'était mieux avant" comme les déçus de la chute du mur ou les nostalgiques de la messe en latin.
Tout à fait, je ne me ment pas (en tout cas j'essaye): une voiture, aussi vertueuse soit elle en terme d'émissions de gaz ou d'impact de son approvisionnement en énergie, reste un bien de consommation, et par là même a un impact environnemental et social à ne pas négliger. Le choix n'est pas entre "tout" et "rien", il est entre "tout" et "moins".
Pour une raison toute simple: j'étais sur le même plan il y a quelques mois, lorsque j'étais dans la démarche de renseignement avant achat. Comme je l'ai indiqué, les considérations environnementales n'étaient pas en tête de liste de mes priorités (il s'agissait plus d'économies financières et d'affinité avec la technologie).
Et puis j'ai commencé à en parler autour de moi. Pas pour faire du prosélytisme, simplement pour le plaisir de partager avec mes proches (famille, amis, collègues) cet achat prochain, comme tout le monde le fait lorsqu'il va se faire plaisir en achetant une voiture neuve, une maison, des chaussures, un poney ou je ne sais quoi encore...
Et là ca a été la douche froide: plus ou moins gentiment, avec un mélange de pitié et de condescendance, plusieurs personnes se sont mises à me dire que je faisais une erreur, que je ne savais pas compter, que j'allais mettre en danger la planète, la survie de leurs enfants, mon âme éternelle ou que sais je encore. Les mêmes personnes qui s'extasient lorsque quelqu'un qui vit en ville leur dit qu'il va acheter un V6 à 75K€ (véridique) viennent me ch*** dans les bottes? Quelqu'un qui claque 450€ par mois de leasing (pas d'emprunt) dans une compact premium avec laquelle il fait 10 000 bornes par ans vient m'expliquer que je ne sais pas compter ?
Je suis, ou en tout cas essaye d'être, ouvert d'esprit et j'ai toujours apprécié la discussion pour faire évoluer autant mes connaissances que mes avis, mais j'ai un peu de mal avec l'hostilité "par principe" surtout lorsqu'elle est supporté par ce qui s'avère être une collection de fausses informations, d'éxagérations ou de choix très "sélectif" de données.
Du coup au début j'ai essayé, benêt que je suis, d'argumenter, de discuter... pour me rendre vite compte que l'on touche là à quelque chose de viscéral chez certains. Attention, ce ne sont pas en général des personnes fermées ou ineptes, bien au contraire, et sur beaucoup d'autres sujets elles sont tout à fait capables d'entendre des arguments divergents. Mais proposez une alternative à leur sacrocainte bagnole à l'essence de pétrole, et là vous touchez à quelque chose qui tient du religieux.
Et si mes lointaines études d'histoire m'ont appris quelque chose c'est l'inertie des fanatismes, et le fait que seul le temps permet de sortir de constructions mentales perçues auparavant comme des vérités éternelles.
Donc j'attends, et si quelqu'un souhaite me poser des questions dans le but de s'informer j'essaye d'y répondre du mieux que je puis, ou bien de les guider vers des sources qui les aideront. Heureusement cela reste la majorité des gens que je croise.