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Acquérir un véhicule Hybride ou électrique ??

Featured Replies

Posté(é)

Donc à 300 000 kms, n'importe quel VT est dans les choux (ou à la casse). Donc BEV.

Posté(é)
Il y a 1 heure, Hybridébridé a dit :

Il a fallu attendre la 4ème page de ce fil pour voir aborder le dérèglement climatique comme raison essentielle pour choisir un VE plutôt qu'un VT. Je remercie @hybridex de l'avoir fait.

A ce sujet, je voudrais donner ces arguments factuels qui à ma connaissance n'ont pas encore été postés sur ce forum [...]

Dommage d'avoir passé sous silence les PHEV qui cumulent de facto deux voitures en une seule : un VE pour les déplacements du quotidien, en mode décarboné, zéro émission, zéro bruit, maxi-économie et un VT qui permet d'appréhender n'importe quel trajet longue distance sans les spécificités du véhicule électrique (formulation neutre).

Je laisse faire les spécialistes de la tonne de CO2 pour calculer l'impact CO2 d'un PHEV, mais à titre personnel je ne choisis pas mon véhicule en fonction de son bilan CO2. J'ai la faiblesse de croire que faire durer une Twingo essence 20 ans et 300.000 km a un impact environnemental bien plus faible qu'acheter un SUV électrique de 2,5 tonne neuf tous les 2 ans... mais c'est un autre sujet.

Le CO2 est une chose. Les autres rejets polluants des thermiques (oxydes d'azote (NOx), le monoxyde de carbone (CO), les hydrocarbures imbrûlés (HC), particules, benzène et formaldéhyde et leurs impacts sur la santé sonnent beaucoup plus à mon esprit. Le roulage urbain zéro émission que je pratique depuis 5 ans en PHEV me satisfait donc bien plus que mon bilan carbone, quand la guerre en Ukraine a généré en 2 ans 175 millions de tonnes de CO2 ou la guerre en Iran 5 millions de tonnes en 2 semaines de bombardements. On pourrait aussi regarder le bilan à Gaza. Donc, non, personne ne me convaincra que mes choix pourraient avoir un quelconque effet sur le dérèglement climatique.

Je rappelle que je roule depuis 5 ans en PHEV (Audi A3) et que j'ai décidé de la remplacer par une BEV à la fin de l'année, compte-tenu de l'élargissement de l'offre et la multiplication des points de recharge.

Modifié par Yves Leperck

Posté(é)
Il y a 9 heures, Yves Leperck a dit :

J'ai la faiblesse de croire que faire durer une Twingo essence 20 ans et 300.000 km a un impact environnemental bien plus faible qu'acheter un SUV électrique de 2,5 tonne neuf tous les 2 ans... mais c'est un autre sujet."

La question ici n'est pas de commenter ou critiquer les choix des uns et des autres, chacun fait ce qu'il veut/peut. Mais plutôt de fournir des arguments chiffrés, factuels pour aider à la décision et ne pas baser ses choix sur des "on dit" ou des reportages bidons vus à la télé.

La question "vaut il mieux garder son vieux VT le plus longtemps possible ou acheter un VE neuf le plus rapidement possible" a été traitée, notamment dans cette video du réveilleur: https://www.youtube.com/watch?v=5AjT1mC8_m8

Ce qui est vrai pour un canapé ou un frigo, ne l'est pas pour une voiture parce que les émissions et la pollution d'un VT viennent de la phase d'utilisation et non de la phase de production, contrairement à la plupart des autres objets industriels. Donc, à part dans quelques cas particuliers (très petits rouleurs...), conserver son VT le plus longtemps possible n'est pas un bon calcul en ce qui concerne les émissions de CO2 et la pollution atmosphérique, mais c'est un critère de décision parmi d'autres.

Et on n'est pas obligé de remplacer sa Twingo essence par un SUV de 2,5 tonnes ! Il y a des VE de type berline à 1,7 ou 1,8 tonnes qui font très bien le job.

Le calcul pour un PHEV est très complexe à faire car le résultat dépend fortement de la façon dont il est rechargé. C'est plus simple de comparer VT et BEV car les chiffres ne dépendent pas vraiment de la façon de l'utiliser (ou à la marge).

Posté(é)

Comme je l'ai mentionné, je ne mène pas une croisade environnementale. Je prends en compte différents facteurs (dont les éléments environnementaux) pour faire mes choix.

Les études de R.Meyer sont solides, mais il défend des positions très rationaliste et techno-scientifiques pas toujours faciles à marier avec le quotidien.

Evidemment, la comparaison vieille Twingo vs. SUV de 2,5 tonnes était une provocation destinée à forcer le trait, pour souligner l'hypocrisie du mec qui achète un gros SUV électrique (12 à 15 tonnes de CO2 à la construction) neuf tous les 2 ans et me dit en me regardant dans les yeux "moi, au moins, je peux regarder mes enfants dans les yeux et leur dire que je leur laisserai un monde plus propre...".

Pour revenir au coeur du sujet initial, "Acquérir une hybride ou une électrique" je considère qu'il n'y a pas de réponse universelle. Celà va dépendre de l'usage de chacun, ça va dépendre des raisons de chacun (idéologie, économie, mode de vie ...), ca va dépendre des exigences de chacun...

Posté(é)
Il y a 13 heures, Yves Leperck a dit :

J'ai la faiblesse de croire que faire durer une Twingo essence 20 ans et 300.000 km a un impact environnemental bien plus faible qu'acheter un SUV électrique de 2,5 tonne neuf tous les 2 ans... mais c'est un autre sujet.

J'ai la faiblesse de croire qu'une Twingo essence ne rendra pas les mêmes services qu'un SUV de 2,5 t.

Trêve d'ironie.

Le VE acheté neuf et revendu au bout de 2 ans n'est pas en fin de vie : il alimente le marché de l'occasion, qui n'est pour l'instant pas assez mature pour que le VE soit accessible aux plus nombreux possible. Mais ça évolue pas mal, notamment depuis la crise pétrolière en cours. Il faut donc bien des acheteurs disposant d'un bon pouvoir d'achat pour acheter neuf et surtout revendre des VE qui pourront ensuite être acquis par des acheteurs plus modestes. Pour ce qui est du gabarit des véhicules, ce n'est pas propre au VE. D'ailleurs chez Stellantis, le 5008 par exemple est commercialisé en VT ou en VE. Chez Dacia il avait le Duster, star SUV compact et on a maintenant le Bigster. La mode du SUV XL a commencé avec le VT et se poursuit avec le VE, malheureusement.

Posté(é)

Oui, trêve d'ironie.
Acheter un gros SUV électrique neuf tous les 2 ans ne pourra jamais être considéré comme une démarche environnementale. Tout comme changer de télé tous les 2 ans, changer d'iPhone tous les 2 ans, l'achat de vêtements de la mode éphémère, le gaspillage alimentaire, l'utilisation de plastiques à usage unique et les achats impulsifs influencés par les tendances ou la publicité en ligne. Ca s'appelle la surconsommation.

On peut essayer de se donner bonne conscience en disant "ça alimente le marché de l'occasion pour les pauvres plus modestes." ça n'en reste pas moins une aberration environnementale. L'enjeu environnemental passe pas moins de production, moins de consommation, moins de croissance. Pas par la multiplication des batteries (*)


(*) on pourrait parler aussi de l'impact environnemental des vélos électriques vs. vélo tradi. Mais ce n'est pas l'endroit ...

Posté(é)
il y a 27 minutes, Yves Leperck a dit :

Acheter un gros SUV électrique neuf tous les 2 ans ne pourra jamais être considéré comme une démarche environnementale.

L'acte en lui même ne peut pas être considéré comme une démarche environnementale, c'est vrai. Mais si tous les acheteurs de VE neufs les gardaient 10 ou 15 ans, il faudrait beaucoup plus de temps pour qu'il y ai un marché de l'occasion.

Maintenant je suis entièrement d'accord que la solution n'est pas seulement l'électrification, mais aussi la réduction de la consommation.

Posté(é)

L'intitulé du sujet est "hybride ou électrique ?" et non "voiture ou vélo ?". Tout est dit.

Bien sûr que si on voulait ralentir fortement le dérèglement climatique et la pollution de l'air, il faudrait arrêter la voiture, l'avion et tout ce qui crame du pétrole. Et en gros, adopter un mode de vie de "techno-amish", tous agriculteurs avec quelques panneaux solaires + un VAE pour aller voir mamie le dimanche. Mais ça n'arrivera pas. Pas de façon choisi ou alors je ne comprends vraiment plus rien...

Si on revient au sujet, dans le monde qui est le nôtre, un BEV émet moins et pollue moins qu'un VT dans la plupart des cas.

Posté(é)
il y a 54 minutes, jphilippe a dit :

J'ai la faiblesse de croire qu'une Twingo essence ne rendra pas les mêmes services qu'un SUV de 2,5 t.

Trêve d'ironie.

Le VE acheté neuf et revendu au bout de 2 ans n'est pas en fin de vie : il alimente le marché de l'occasion, qui n'est pour l'instant pas assez mature pour que le VE soit accessible aux plus nombreux possible. Mais ça évolue pas mal, notamment depuis la crise pétrolière en cours. Il faut donc bien des acheteurs disposant d'un bon pouvoir d'achat pour acheter neuf et surtout revendre des VE qui pourront ensuite être acquis par des acheteurs plus modestes. Pour ce qui est du gabarit des véhicules, ce n'est pas propre au VE. D'ailleurs chez Stellantis, le 5008 par exemple est commercialisé en VT ou en VE. Chez Dacia il avait le Duster, star SUV compact et on a maintenant le Bigster. La mode du SUV XL a commencé avec le VT et se poursuit avec le VE, malheureusement.

Il faudrait aussi aborder l'obsolescence "programmée" des nouvelles voitures actuelles.

j'ai bien l'impression que ma ê-C4 de 2022 (qui existe aussi en thermique, mon raisonnement les concerne aussi) ne durera pas aussi longtemps que ma vieille 308 diesel de 2007 pour plusieurs raisons :

1) La batterie de la C4 s'use qu'on s'en serve ou pas (certainement un point mineur).

2) Le prix des pièces s'est littérallement envolé.

3) Il n'est plus possible de réparer sa voiture soi même comme beaucoup le faisaient auparavant.

4) Une fois que la batterie doit être changée (quand?), cela coutera une blinde.

Tout cela conduit à des voitures économiquement non réparables.

Si je changeais ma voiture thermique avant tous les 18-20 ans mais que actuellement, je dois changer tous les 8-10 ans avec les nouvelles (car non économiquement réparables pour pleins de facteurs), est ce que c'est finalement si intéressant?

Et dans ce cadre, le PHEV d'une marque très fiable sur le long terme peut prendre toute sa dimension car je ne sais toujours pas si mon VE me demandera 4000, 8000 ou 12000€ pour changer la batterie?

Car même si la batterie du PHEV est largement entamée, le moteur thermique reste toujours là pour tout long trajet.

Quand ma e-C4 sera à 71% d'usure de batterie, il ne me restera que 32,66 kwh utiles (il ne m'en reste déjà que 37,58 sur 46 alors qu'elle date de 2022) donc cela sera très compliqué sur les longs trajets contrairement un à PHEV qui, même s'il ne fait plus que 40 km en électrique, peut toujours être utilisé pour un Paris Marseille.

Après, nos VE et PHEV sont rentabilisés par une recharge fréquente sur des panneaux solaires ce qui permet de budgétiser une changement de batterie, voire de véhicule mais tout le monde n'a pas ces facilités.

Le PHEV de marque fiable(coucou les nippons/coréens) reste d'actualité à mon sens (Je précise que je ne fais pas partie de ceux qui prennent en compte l'écologie dans leurs critères d'achat de véhicules).

Posté(é)

Si tu prends une C4 thermique de 2022, elle sera aussi beaucoup moins facilement réparable qu'une 308 de 2007.

Pour ce qui est de la durée de vie des batteries, sachant qu'une batterie a un nombre de cycles limité, une batterie d'hybride rechargeable s'usera beaucoup plus vite qu'une batterie de VE, parce qu'elle fait beaucoup plus de cycles de charge pour un même kilométrage. Alors certes, le coût de remplacement est moins élevé que sur un VT, mais c'est quand même quelques milliers d'euros au bout de quelques années, alors qu'on peut espérer faire plus de 200 000 km avec la batterie d'origine d'un VE utilisé correctement.

Posté(é)
Il y a 1 heure, jphilippe a dit :

une batterie d'hybride rechargeable s'usera beaucoup plus vite qu'une batterie de VE, parce qu'elle fait beaucoup plus de cycles de charge pour un même kilométrage. Alors certes, le coût de remplacement est moins élevé que sur un VT,

Je ne partage pas ce point de vue.
Avec l'expérience et le vécu de deux PHEV depuis 6 ans, je n'ai pas relevé une "usure beaucoup plus rapide" des batteries, malgré que je les charge / décharge quotidiennement.
ATTENTION aux idées reçues. Il y a deux pages, quelqu'un affirmai "une PHEV consomme beaucoup plus" qu'une BEV. J'ai publié mes consommations de mai qui démontrent que je consomme entre 11 et 13 kWh/100 km et que nos sommes bien loin du "beaucoup plus" affirmé péremptoirement précédemment.

Concernant l'usure des batteries PHEV, j'en ai discuté avec le chef d'atelier Audi. Il m'a expliqué que les batteries PHEV ont une capacité "totale" et une capacité "utile" qui correspond peu ou prou à la plage "20-80%" nominale de la batterie, c'est géré par le BMS, de façon à optimiser la durée de vie des batteries. Bref, quand la voiture coupe la charge et affiche 100%, elle est en fait à 80% de sa capacité totale et à l'opposé, quand on affiche 0% et que la voiture fait démarrer le thermique, on est encore à 20% réels coté batteries.
De la même façon, la recharge "lente" des PHEV (2,4 ou 3,7 en général) contribue au bon vieillissement des PHEV, toujours selon le même chef d'atelier.
En terme d'observation, mon A3 TFSIe actuelle (5 ans 70.000 km) me permet toujours de faire 60-70 km/jour en électrique, sans perte d'autonomie perceptible depuis 2021.

Posté(é)

C'est partiellement proportionnel : les hybrides non rechargeables Toyota, quand j'avais une Auris, avaient environ 2kWh de batterie, pour à peine 30% de capacité utile. Ça s'est peut être amélioré ; à l'époque, les phev avaient moins de 12kWh et peinaient a faire 50km en été (30 en hiver) alors qu'aujourd'hui elles peuvent dépasser les 25kWh et ont même du CCS pour certaines.

il y a 26 minutes, Yves Leperck a dit :

J'ai publié mes consommations de mai qui démontrent que je consomme entre 11 et 13 kWh/100 km

Attention, ça n'en fait pas une généralité. Je consomme actuellement moins de 10kWh/100, mais je me garde bien d'en conclure que tous les VE en font de même. (néanmoins, 11kWh sur le gabarit d'une A3, c'est de mon point de vue ce qui est attendu ; c'est très bien, mais pas époustouflant)

Posté(é)
il y a 7 minutes, Spif a dit :

Attention, ça n'en fait pas une généralité. Je consomme actuellement moins de 10kWh/100, mais je me garde bien d'en conclure que tous les VE en font de même. (néanmoins, 11kWh sur le gabarit d'une A3, c'est de mon point de vue ce qui est attendu ; c'est très bien, mais pas époustouflant)

CQFD. J'avais apporté mon témoignage permettant de contredire une affirmation erronée. Ca reste un témoignage parmi d'autres.

Posté(é)
Il y a 2 heures, Yves Leperck a dit :

Concernant l'usure des batteries PHEV, j'en ai discuté avec le chef d'atelier Audi. Il m'a expliqué que les batteries PHEV ont une capacité "totale" et une capacité "utile" qui correspond peu ou prou à la plage "20-80%" nominale de la batterie, c'est géré par le BMS, de façon à optimiser la durée de vie des batteries. Bref, quand la voiture coupe la charge et affiche 100%, elle est en fait à 80% de sa capacité totale et à l'opposé, quand on affiche 0% et que la voiture fait démarrer le thermique, on est encore à 20% réels coté batteries.
De la même façon, la recharge "lente" des PHEV (2,4 ou 3,7 en général) contribue au bon vieillissement des PHEV, toujours selon le même chef d'atelier.
En terme d'observation, mon A3 TFSIe actuelle (5 ans 70.000 km) me permet toujours de faire 60-70 km/jour en électrique, sans perte d'autonomie perceptible depuis 2021.

Concernant l'usure de la batterie, je ne parlais pas de la manière de recharger, mais du nombre de cycles.

Si on considère que la dégradation d'une batterie s'accélère à partir de 1500 cycles.

Pour un PHEV avec une batterie de 15 kWh, qui consommerait 15 kWh / 100 km et qui parcourerait 50 km par jour (chiffres moyens pour simplifier les calculs), la batterie chargera 1 cycle tous les 2 jours, ce qui lui fait une durée de vie en bonne santé estimée de 3000 jours, soit un peu plus de 8 ans et 150000 km. En réalité, c'est un peu moins parce qu'il faut aussi prendre en compte la dégradation calendaire. C'est déjà pas mal.

Pour un BEV une batterie de 60 kWh, qui consommerait 15 kWh / 100 km et qui parcourerait 50 km par jour, la dégradation cyclique n'arrivera que beaucoup plus tard. Par contre elle aura une dégradation calendaire plus importante. Mais la différence, c'est que même si au bout de 15 ans il ne lui reste plus que 50 % de son autonomie, elle ne sera plus apte à faire de longs parcours, mais fera un très bon véhicule urbain ou périurbain. Alors que le PHEV, quand son autonomie commence à baisser, il devient rapidement difficile de faire ses trajets quotidiens tout en électrique.

Posté(é)
Il y a 1 heure, jphilippe a dit :

Concernant l'usure de la batterie, je ne parlais pas de la manière de recharger, mais du nombre de cycles.

Si on considère que la dégradation d'une batterie s'accélère à partir de 1500 cycles.

Si on poursuit ton raisonnement, les hybrides auraient leur batteries mortes au bout de 10 000 kms (1 cycle tous les 6 kms => 1500 cycles à 9000 kms).

Et ce n'est pas le cas

Parce ce que ton raisonnement est faux : tu prends comme hypothese qu'une batterie d'EV, c'est une batterie de pHEV, c'est une batterie de HEV

Or ce n'est pas le cas. Une batterie de pHEV est dimensionnée pour tenir env 6000 cycles (de 0 à 100%), alors qu'une batterie EV est dimensionnée pour faire 2000 à 3000 cycles (de 0 à 100%)

Ceci se paye en densité et aussi en cout.

Ensuite,2 élements qui contribuent à l'absence de degardation prématurée de la batterie

a) Quasi exclusivement des recharges à faible puissance. Car le parametre d'ordre 1 sur l'usure d'une batterie ce n'est pas le nombre de cycle mais la temperature des cellules

b) Une batterie de pHEV est schamtiquement découpée en 4 zones : un tampon bas, une zone pour le fonctionnement en hybride (env 2 kWh), une zone pour le fonctionnement en EV, un tampon haut. Au final,la zone EV represente grosso modo 65 à 70% de la capacité batterie. Donc un cycle "batterie pleine-batterie vide" sur un pHEV corresponds à un cycle 25-90 % sur la batterie d'un EV

Bref, cette histoire de degradation batterie plus rapide sur un pHEV que sur un EV, c'est de la légende urbaine. Et pour rajouter 2 clous sur le cercueil de cette info

1- les objectifs de fiabilité batterie definis pour Euro7 sont les mêmes pour les pHEV que pour les EV

2- Il y a l'exemple (sur ce forum) d'une chevrolet Volt dont la batterie avait perdu env 16% de capacité apres....plus de 700 000 kms d'utilisation

Posté(é)

Au temps pour moi. J’ai toujours cru que seule la capacité différait entre une batterie de PHEV et une batterie de BEV.

Merci pour les explications.

Posté(é)
Il y a 18 heures, Yves Leperck a dit :


ATTENTION aux idées reçues. Il y a deux pages, quelqu'un affirmai "une PHEV consomme beaucoup plus" qu'une BEV. J'ai publié mes consommations de mai qui démontrent que je consomme entre 11 et 13 kWh/100 km et que nos sommes bien loin du "beaucoup plus" affirmé péremptoirement précédemment...

Tu as oublié de compter l'essence.

Attention aux idées reçues : un PHEV consomme aussi de l'essence, même péremptoirement.

Posté(é)
Il y a 3 heures, zadene a dit :

Tu as oublié de compter l'essence.

Je ne crois pas. Le contexte tournait autour de l'efficience des PHEV et il avait été mentionné à 2 reprises que "les PHEV sont moins efficients et consomment beaucoup plus d'électricité que les BEV" ... On ne parlait pas essence. On évoquait l'usage PHEV en mode 100% électrique.

Posté(é)
Le 02/06/2026 à 21:13, oursgentil a dit :

Si on poursuit ton raisonnement, les hybrides auraient leur batteries mortes au bout de 10 000 kms (1 cycle tous les 6 kms => 1500 cycles à 9000 kms).

Et ce n'est pas le cas

Parce ce que ton raisonnement est faux : tu prends comme hypothese qu'une batterie d'EV, c'est une batterie de pHEV, c'est une batterie de HEV

Or ce n'est pas le cas. Une batterie de pHEV est dimensionnée pour tenir env 6000 cycles (de 0 à 100%), alors qu'une batterie EV est dimensionnée pour faire 2000 à 3000 cycles (de 0 à 100%)

Ceci se paye en densité et aussi en cout.

Il y a effectivement une croyance très répandue (surtout parmi les anti-PHEV / HEV convaincus...) selon laquelle le nombre de cycles admissible par une batterie - à iso-critères de fin de vie - serait uniquement lié à la chimie des cellules. Et donc que des batteries de HEV, de PHEV et HEV auraient toutes droit à 1500-2000 cycles épicétou. Ce qui aboutirait à des durées de vie opeationnelles en km totalement absurdes et démenties par les faits (10-15 000 km seulement pour un HEV).

Or dans les faits il n'en est rien :  les ingénieurs ont évidemment pris en compte depuis belle lurette le facteur "nombre de cycles"  dans le calcul de la durée de vie et le dimensionement des batteries. Et, sans être un spécialiste des batteries Li-ion (seulement un "utilisateur éclairé"), je crois qu'il y a au moins 2 niveaux sur lesquels agir :

1) prendre des marges de dimensionnement larges, c'est à dire n'utiliser qu'une proportion réduite de la capacité maximale des cellules en ménageant des buffers haut et bas très généreux. Double effet :  on réduit l'excursion de chaque cycle donc le vieillissement (baisse du SoH) du pack, et on dispose de grosses marges dans les buffers pour conserver la même capacité utile et "masquer" plus longtemps la baisse du SoH. Comme vous l'écrivez, cela se paie en masse :  la densité énergétique des batteries de PHEV et encore plus de HEV est beaucoup plus basse que celle des HEV, dans un rapport qui excède largement la simple diminution du facteur de forme et de la perte d'efficacité massique du "sarcophage" du pack.

2) je pense (mais je serais curieux d'en avoir la confirmation d'un spécialiste du domaine) que l'on peut aussi concevoir les cellules elles-mêmes de manière à privilégier la durée de vie en cyclage plutôt que la densité énergétique, comme on peut déjà le faire pour donner à une batterie un caractère de source plutôt typée "énergie" ou plutôt "puissance" dans le diagramme de Ragone. Peut-être en jouant sur la géométrie et la composition chimique des électrodes... ?  J'ai un exemple précis :  il y a une dizaine d'années, j'ai mis en oeuvre pour une application très "speciale" quelques prototypes d'un petit pack Li-ion d'un grand fabricant, dont la densité énergétique, absolument fabuleuse pour l'époque, était de l'ordre de 240-260Wh /kg (il fallait que ce soit le plus léger possible). Caractéristique particulière :  l'usage de cette batterie était de type "one shot" - une seule utilisation :  durée de vie = UN cycle... Il parait clair que les marges de dimensionnement en cyclage avaient été complètement supprimées au profit de la seule densité énergétique (par contre, je ne sais pas comment ils avaient pris en compte la ddv calendaire).

Posté(é)
Le 02/06/2026 à 16:19, Spif a dit :

C'est partiellement proportionnel : les hybrides non rechargeables Toyota, quand j'avais une Auris, avaient environ 2kWh de batterie, pour à peine 30% de capacité utile. Ça s'est peut être amélioré

Je ne pense pas. Les batteries de HEV ont généralement une capacité comprise entre 1 et 2 kWh utiles (limitée par le BMS, la capacité réelle à l'etat neuf etant largement plus élevée notamment pour prendre en compte le vieillissement lié au cyclage). C'est suffisant pour relancer le vehicule et assister le bloc thermique. Un HEV n'est pas conçu pour fonctionner en 100 % électrique (autrement que sur quelques centaines de mètres). Une plus grosse capacité impliquerait probablement d'utiliser le bloc thermique plus souvent pour la recharger, ce qui pourrait in fine s'avérer sub-optimal. Les 1-2 kWh de capacité typique sont probablement l'optimal.

Posté(é)
Il y a 2 heures, Polaris a dit :

Un HEV n'est pas conçu pour fonctionner en 100 % électrique (autrement que sur quelques centaines de mètres).

En fait, chaque constructeur place le curseur entre assistance au moteur thermique et usage électrique là où il le souhaite. Sur l'Auris, en effet, il était difficile de rouler en tout électrique plus d'un kilomètre, quand bien même elle proposait un mode électrique forcé (70km/h max, et condition d'activations restreintes selon des règles inconnues, un peu comme le stop & start). Sur le Niro HEV, il n'est pas rare qu'on puisse parcourir, à moins de 50km/h, plus de 3-4km en électrique seul. Et la facilité avec laquelle le système choisit la motorisation est très facilement identifiable selon le quart de charge de la batterie : entre 75 et 100%, on peut demander plus de couple sans intervention du thermique, alors que sous les 25%, frôler l'accélérateur démarre le thermique.
La politique semble assez différente entre Toyota et HKM.

Vu récemment, cette vidéo prend pour ex. un Toyota Sienna nord américain, avec diverses métriques, et l'auteur indique, ce qu'on constate d'ailleurs, que le système va chercher à rester au plus près des 45% de SOC et utiliser le système électrique quasi exclusivement en assistance au thermique. En fait, ça illustre parfaitement ce pourquoi ont été conçu les HEV : abaisser la consommation et donc les polluants au maximum (et dans un style purement Toyota style, maximiser l'efficience 💪 )

Posté(é)
Il y a 2 heures, Spif a dit :

En fait, chaque constructeur place le curseur entre assistance au moteur thermique et usage électrique là où il le souhaite. Sur l'Auris, en effet, il était difficile de rouler en tout électrique plus d'un kilomètre, quand bien même elle proposait un mode électrique forcé (70km/h max, et condition d'activations restreintes selon des règles inconnues, un peu comme le stop & start).

C'est étonnant car sur mon Auris (de 2014), le mode EV (donc électrique forcé) ne dépassait pas les 35 ou 45 km/h pas 70 km/h.

D'ailleurs les spec parlent toujours de 50 km/h, que je n'ai jamais réussi à atteindre.

https://autocatalogarchive.com/wp-content/uploads/2019/05/Toyota-Auris-2013-FR.pdf

C'était une déception par rapport à ma Prius précédente qui atteignait les 50 km/h. Alors évidemment, on pouvait faire de l'électrique au delà, pourvu qu'on demande pas trop de puissance mais on n'était plus en mode forcé. Bon après ce n'est pas le but d'une hybride.

Posté(é)
Le 01/06/2026 à 20:57, oursgentil a dit :

A 150 000 kms, un hybride qui fonctionne avec de l'E85 est au même niveau qu'un BEV avec une batterie de 60 kWh

image.png

Il est impossible de satisfaire les besoins d'un parc complet avec du E85 et le BEV finit par l'emporter sur la durée de vie complète du véhicule

Les impacts environnementaux de la production en masse d'alcool ne sont pas à négliger

Posté(é)
Il y a 6 heures, Polaris a dit :

Il y a effectivement une croyance très répandue (surtout parmi les anti-PHEV / HEV convaincus...) selon laquelle le nombre de cycles admissible par une batterie - à iso-critères de fin de vie - serait uniquement lié à la chimie des cellules. Et donc que des batteries de HEV, de PHEV et HEV auraient toutes droit à 1500-2000 cycles épicétou. Ce qui aboutirait à des durées de vie opeationnelles en km totalement absurdes et démenties par les faits (10-15 000 km seulement pour un HEV).

Je suis d'accord, je ne comprends pas que l'on puisse faire un calcul type Nb de cycles = nb de kms (avec une règle de 3 ?). Peut-être avec une BEV mais surement pas avec une HEV.

Une batterie d'hybride "subit" un nombre incalculable de charges et décharges partielles mais sans jamais faire de cycle complet (un cycle étant comptabilisé de 0 à 100%, voir cet article).

De plus la charge moyenne tourne autour des 75% (sur les Toyota que j'ai pratiquées). Seuls les descentes, montées ou bouchons peuvent faire varier le niveau de charge.

Par exemple, sur route droite plate, il peut même se produire ni charge ni de décharge ou alors extrêmement faible.

C'est pour moi ce qui explique la longévité des batteries HEV : des cycles très courts, voire quasi inexistants. De plus en restant le plus souvent autour des 70%, elles sont sur leur plage optimale de longévité.

Des cycles plus longs peuvent survenir dans les bouchons ou les accordéons, mais sans atteindre un cycle complet, ce sont uniquement des cycles partiels.

Bien évidemment au bout d'un certain nombre de cycles, la batterie ne tombe pas à 0, mais en général à 80% de sa capacité initiale (SOH pour les intimes).

Je n'ai pas trouvé le critère exact du SOH atteint au bout du fameux nombre de cycles affiché, seul chatGPT m'a confirmé un 80% de SOH, donc ça vaut ce que ça vaut.

Bref, c'est impossible d'associer un nombre de cycles avec un nombre de kms pour les Hybrides. Mais il y a bien un nombres de cycles, comme toute batterie.

PS : et pour ceux qui pourraient penser que "m'en fiche si ma batterie de ma PHEV ou HEV est naze, j'ai toujours le moteur essence.", méfiez-vous, un de mes collègues a eu la mauvaise idée de "jouer" un peu trop avec le mode électrique de sa Prius (2) en faisant des cycles plus longs, la voiture a fini par se mettre en défaut et il a dû changer la batterie. Bon elle n'était pas toute jeune non plus. Et c'était du NIMh...

Enfin certains estiment que finalement, l'usure des batteries modernes qui fait baisser le SOH dans le temps serait finalement plus liée à leur âge ou à leur mode de recharge qu'à leur utilisation, donc au nombre de cycles.

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