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Busquet2

Chloroquine : pourquoi la France n'y va pas ? Quelles sont les autres solutions pour combattre le coronavirus ?

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Chers tous,

 

Il existe un médicament bien connu de tous puisque sur le marché depuis 60 ans, il s'agit d'un antipaludique appelé Chloroquine utilisé dans le traitement du lupus et de la polyarthrite rhumatoïde. Il est existe sous le nom de Plaquenil ou Nivaquine.

Ce médicament a été évoqué par la Chine au début du mois de février car il paraissait que celui-ci diminuerait la charge virale et les symptômes du Covid19. 

 

Je vous cite une partie d'un des articles de Les Echos (il faut être abonné pour avoir l'article en entier) :

"Dès lors, selon le microbiologiste marseillais Didier Raoult (NDLR), le bon sens commandait de tout de suite mettre en place les essais pour confirmer le résultat de cette étude chinoise. C'est ce que beaucoup ont fait. Depuis les déclarations des scientifiques chinois, nombre de pays ont adopté cette stratégie thérapeutique. A commencer, après la Chine, par la Corée du sud, et j'observe que la Chine et la Corée du sud sont les deux pays qui ont le mieux su contrôler l'épidémie, en s'appuyant à la fois sur l'utilisation massive des tests diagnostiques et la distribution de chloroquine. Bien d'autres nations leur ont emboîté le pas : l'Iran, la Belgique, l'Australie, le Maroc, Israël… Et maintenant, donc, les Etats-Unis."

Didier Raoul, le seul a avoir testé ce traitement en France lors des premiers patients infectés en début de mois, absolument pas suivi par ses confrères est très enthousiasme et je vous cite encore l'article :

"Le résultat d'un test clinique sur la prise de Plaquenil, l'un des médicaments utilisant la chloroquine : au bout de six jours de traitement, seul un quart des 24 patients tests étaient encore porteurs du virus, contre 90 % de ceux qui n'avaient pas été traités. De quoi susciter de l'espoir, même si certains critiquent un essai clinique qui reste limité et n'a pas suivi tous les protocoles scientifiques habituels."

 

Trump s'y met forcément vu que de toute façon les américains n'ont pas de quoi accueillir la pandémie.

Sanofi, fabriquant du médicament, propose d'offrir les doses nécessaires.

 

Alors, vous allez me dire pourquoi pas la France ? Ils attendent des essais cliniques sur un plus grand nombre de patients car le médicament aurait des effets secondaires.

J'avoue ne pas comprendre, je ne suis pas médecin mais orthoptiste et une partie de mon travail consiste à faire des champs visuels, je suis donc amené à contrôler des patients sous traitement de Chloroquine; dans toute ma carrière j'ai eu 2 cas présentant une intoxication au Plaquenil (maculopathie, cécité centrale) sur des patients qui prenaient ce médicament depuis plusieurs années et n'avaient surement pas fait de contrôle (qui doivent être annuel) depuis un long moment. Je suis en train de ma fâcher avec plusieurs de mes amis médecins à cause de mon opinion sur cette possible guérison via ce médicament. Je fais aussi des bilans pré et post Plaquenil sur des enfants qu'il faut traiter du lupus chaque semaine (activité pédiatrique hospitalière). Voilà ce que répond Didier Raoul toujours dans Les Echos pour appuyer mon ressenti :

"Les avis des pseudo-experts sur les effets secondaires de la chloroquine atteignent des sommets de ridicule… Je vous rappelle que plus de 1 milliard de personnes sur cette Terre ont déjà mangé d'abondantes doses de cette molécule pour se prémunir du paludisme… La meilleure équipe de médecine tropicale au monde, le Oxford Wellcome Trust, vient de lancer, en Thaïlande, une étude prophylactique sur 10.000 patients sous chloroquine pendant trois mois. Alors, quand j'entends de prétendus spécialistes s'inquiéter d'une prise de dix jours de cet antipaludéen, les bras m'en tombent ! Quant à l'hydroxychloroquine, c'est un médicament qui est donné contre certaines maladies inflammatoires sur des durées de traitement de plusieurs années. Les premières atteintes ophtalmologiques ne surviennent en général qu'après cinq ans de prise quotidienne."

https://www.lesechos.fr/idees-debats/sciences-prospective/exclusif-coronavirus-le-seul-produit-a-la-fois-efficace-et-disponible-cest-la-chloroquine-1187064

Pour répondre à la question du sujet, je comprends que la France ne communique pas là-dessus car n'étant pas sûre (puisqu'aucune étude n'est assez convaincante à ce jour) de l'efficacité du traitement et ne voulant pas donner de faux espoirs et surtout souhaite le confinement le plus sécurisé. Si les français pensent qu'il y a un traitement ils se mettront peut être à s'embrasser dans la rue et la diffusion du Covid19 continuera son ascension. Le bilan de l'Italie est inquiétant on est tous d'accord. Quoiqu'il en soit le confinement doit continuer tant que rien de meilleur n'est proposé mais je donnerai bien du Plaquenil à croquer aux malades et plus vite que ça...

Merci de m'avoir lu, j'attends vos réactions.

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il y a un dossier sur France Culture sur le covid19, et un des podcast comprend une discussion entre scientifiques et médecins qui explique pourquoi il ne faut pas utiliser ce médicament.

Cdlt

 

 

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Si tu pouvais retrouver le lien afin de comprendre leurs arguments s’il te plaît ?

 @ManuTaden

 

Plusieurs essais sont en cours en France.

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il y a 45 minutes, Busquet2 a dit :

Si tu pouvais retrouver le lien afin de comprendre leurs arguments s’il te plaît ?

 @ManuTaden

 

Plusieurs essais sont en cours en France.

Le essais c'est très long, et la situation évolue chaque jour. Nul ne sait où on en sera dans 1 semaine. D'ailleurs qui aurait pu prévoir la chute du volume de messages sur le forum en pleine période de confinement ? :-) 

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Oui c’est étonnant cette chute de messages. J’aurais pensé l’inverse.
Comme je dis dans mon premier message je ne comprends pas qu’on ne tente pas le tout pour le tout surtout avec un médicament qui ne présente pas de risques importants.
Soit ça marche pas ou très très peu et là c’est inutile soit ça fonctionne et faut l’administrer aux patients.

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il y a une heure, Busquet2 a dit :

Si tu pouvais retrouver le lien afin de comprendre leurs arguments s’il te plaît ?

 @ManuTaden

 

Plusieurs essais sont en cours en France.

c'est dans un des podcasts de cette page :

https://www.franceculture.fr/emissions/coronavirus-radiographies-podcast

les ayant écouté en suivant je ne sais pas lequel c'est.

 

Cdlt

 

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il y a 25 minutes, Dordrecht a dit :

Nul ne sait où on en sera dans 1 semaine

Non mais on a en une petite idée, l'Ile de France devrait rejoindre ce qui se passe en région Est d'ici 7-10 jours.

 

On peut suivre l'évolution de ce virus sur ce site :

https://www.worldometers.info/coronavirus/

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Merci @ManuTaden c'est l'émission du 18 mars.

Je vous invite à l'écouter, ça ne dure que 5 minutes.

Les réserves pour utiliser ce médicament à l'heure actuelle sont principalement le manque d'essais cliniques dans les règles de l'art (groupe test, groupe Placebo, lieux, association du ttt avec antibiotiques...). C'est en train de se faire à Oxford avec 10 000 participants en double aveugle (Placebo vs Chloroquine) mais les essais ne commencent qu'au mois de mai ?! D'ici là le virus aura déjà fait beaucoup de victimes.

Les 2 problèmes majeurs seraient :

- interaction avec les autres médicaments ?

- dose à administrer 10 fois supérieur à la dose qu'on donne d'habitude donc possibilité d'une toxicité.

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J'ai une copine (secrétaire) qui avait eu une mission de six mois sur un test de médocs spécial Alzheimer.
Essai se déroulant dans un Hôpital et payé par le labo.
Ce qu'elle nous avait aussi dit ; c'est très consommateur de mathématique (modèle statistique).
Les protocoles en médecine sont très rigoureux, compliqués, plus qu'une RFC, ou la perte de paquets est beaucoup moins grave !
Si on ajoute le délais d'une publication scientifique avec ses trois comités de relecture... Le confinement sera terminé.
Sur un autre fil, Elendir, médecin nous dit qu'il faut s'attendre à « 1% de perte » ce qui serait « très bien » comparé à l'Italie avec ces 8%. N'étant pas compétent... je reste chez moi
Et dire que j'avais ramené deux boites de nivaquine à la pharmacie...

 

@tous : merci pour les liens :)

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@Elendir 🤗

J'ai fini par aller vers tes écrits plutôt que l'inverse. Tu es débordé, bon courage et merci pour ton témoignages.

@Agfa je mets le lien de ton post dont la Chloroquine est évoquée dans l'article du Sud Ouest.

 

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il y a une heure, Busquet2 a dit :

Oui c’est étonnant cette chute de messages. J’aurais pensé l’inverse.

<mode humour=ON>

Le covid est un coup monté par les femmes, d'un seul virus cela interdit à Monsieur d'aller assister à un match de foot, cela a fermé les bars, cela oblige Monsieur à rester à la maison. Par conséquent les messages sur le forum sont devenus difficiles avec une présence féminine H24

<mode humour=OFF>

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il y a 5 minutes, TeslaOuTesPasLa a dit :

mode humour=ON

Ca marche aussi dans l'autre sens :

Un homme qui a réussi à fermer les boutiques de fringue, les ongleries et les esthéticiennes 😊

Mais tu as sujet dédié pour le mode humour :

 

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Pour votre réflexion, voici deux articles intéressants (en anglais):

 

1/ Celui, largement commenté même s'il n'est pas encore publié, de l'équipe de Raoult que vous trouverez ici 

C'est cet article qui a présenté les résultats encourageants sur une petite série de patients (20), avec comme effet principal une disparition de la détectabilité du virus dans la majorité des cas en quelques jours. 

2/ Un second, qui est un commentaire, appelle à une certaine mesure. Voici les principaux arguments:

  • In vitro, la chloroquine inhibe bien la réplication du SARS Cov-2.
  • Jusqu'à present, la chloroquine a démontré une activité in vitro contre différents virus, mais aucun bénéfice n'a été démontré in vivo (études animales).

  • La chloroquine a été proposée de façon iterative pour le traitement de maladies virales, pour l'instant sans succès.

  • Les résultats d'une étude multicentrique chinoise sur 100 patients COVID-19 semblent positifs, mais personne n'a eu accès aux données de cet essai, et en particulier au profil des patients.

Les auteurs rappellent qu'il y a quelques principes scientifiques à respecter : partage des données et revue indépendante sont nécessaires pour vérifier que les résultats obtenus sont représentatifs de ce qu'on peut espérer pour l'ensemble des patients.

 

Vous voilà informés. Vous en tirerez chacun vos propres conclusions. Tiens, un truc intéressant: les deux articles viennent bien sûr d'auteurs différents... mais travaillant dans le même Institut (IHU Méditerranée Infection - Marseille). Comme disait Pierre Desproges, Etonnant, non?

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Il y a 10 heures, Busquet2 a dit :

@Elendir 🤗

J'ai fini par aller vers tes écrits plutôt que l'inverse. Tu es débordé, bon courage et merci pour ton témoignages.

@Agfa je mets le lien de ton post dont la Chloroquine est évoquée dans l'article du Sud Ouest.

 

Excuses mon retard, mais j'ai fais un pic d'activité ce jour (près de 35 consultations et 15 visites à domicile). Je ne sers qu'à peu de choses concrètement, mais ce peu fait tellement de bien aux gens qui ne se sentent pas abandonnés que je ne compte plus mes heures

 

Concernant la chloroquine, l'hexaquine et j'en passe,

- toute piste de traitement est une super idée, mais il faut bien comprendre que si la chloroquine était si efficace, on traiterait le VIH avec. Scoop : ça ne marche pas

- La Chloroquine est peu redoutée pour ses effets ophtalmo comme tu l'as bien expliqué. Mais elle est redoutables sur la production de troubles du rythme cardiaque (Torsades). Potentiellement mortels sur un sujet sain. Alors sur un SDRA* intubé/ventilé...

- La Chloroquine a une marge thérapeutique étroite. Cela veut dire qu'il y a une dose idéale. Un peu en dessous elle sert à rien. Un peu au dessus t'es mort. Donc il va y avoir de la casse.

 

Concernant le Dr Raoult... C'est évidemment un grand esprit il n'y a pas à en douter. Mais il a une réputation particulièrement sulfureuse dans le métier. Les différents papiers scientifiques ne sont pas de lui, il ne fait que les signer pour gagner des points de classement (en gros un scientifique est estimé selon son score de publication, dépendant lui même des "impact factors" des revues dans lesquels ils publient)

Il surfe donc sur l'espoir des gens pour tenter des expériences des plus discutables tant sur le plan scientifique qu'éthique. Il sait que les gens signeront son protocole de recherche tellement ils sont désespérés et espèrent sauver ainsi papy, mamie, leur femme, etc...

Après, à sa décharge, Pasteur a fait pareil.

 

Une autre idée avancée est une association anti-paludéen + Azithromycine (un excellent antibiotique intracellulaire utilisé notamment contre le Chlamydia). Les premiers résultats sont prometteurs

Un antiviral également

L'idée de plusieurs labo de se servir du vaccin de la rougeole en le modifiant est aussi excellente

 

Mais prudence : en médecine les bonnes idées ne débouchent que rarement sur des bons traitements. La plupart des grandes découvertes l'ont été par hasard, notamment la plus grande par Flemming (les pénicillines)

 

Ma conclusion (et ce n'est que mon avis) : Espoir et Prudence. 😉

 

*SDRA : Syndrome de Defaillance Respiratoire Aigu

Modifié par Elendir
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il y a 23 minutes, Elendir a dit :

Concernant le Dr Raoult... C'est évidemment un grand esprit il n'y a pas à en douter. Mais il a une réputation particulièrement sulfureuse dans le métier. Les différents papiers scientifiques ne sont pas de lui, il ne fait que les signer pour gagner des points de classement (en gros un scientifique est estimé selon son score de publication, dépendant lui même des "impact factors" des revues dans lesquels ils publient)

Il surfe donc sur l'espoir des gens pour tenter des expériences des plus discutables tant sur le plan scientifique qu'éthique. Il sait que les gens signeront son protocole de recherche tellement ils sont désespérés et espèrent sauver ainsi papy, mamie, leur femme, etc...

Après, à sa décharge, Pasteur a fait pareil.

 

En fait je me cite pour ne pas éditer mon message

- si la chloroquine marche vraiment (avec Azithromycine), Raoult est un héros national, comme Pasteur

- si cela échoue ce sera compliqué pour lui

 

Mais j'ai du respect pour tous ceux qui tentent des choses, car critiquer stérilement ne fait pas avancer

 

Bonne soirée 😉

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il y a 35 minutes, Elendir a dit :

car critiquer stérilement ne fait pas avancer

Merci merci merci

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il y a 35 minutes, Elendir a dit :

si la chloroquine marche vraiment (avec Azithromycine), Raoult est un héros national, comme Pasteur

C'est ce dont il rêve si j'ai bien compris 😉

Ils commencent à être nombreux à y croire...

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Posté(é) (modifié)

Il semble qu'il y ait quand même un formalisme un peu exagéré en pleine course contre la montre. Toutes les critiques portées par d'autres scientifiques sur les travaux du Pr Raoult que j'ai lues ou entendues ces jours-ci, s'attachent bien plus à la forme qu'à la méthodologie. Quand à la toxicité du produit, on la connait depuis longtemps et l'hydroxychoroquine (Plaquenil) est utilisé au long cours chez des patients souffrant de polyarthrite. Le traitement contre coronavirus, c'est quelques jours à 600 mg soit la dose d'attaque utilisée pour la polyarthrite. Je pense que l'argument de la toxicité ne tient pas vraiment, il est en tout cas largement maitrisable. Quant à l'azithromycine utilisé en association dans ce premier essai, la posologie ne pose pas de problème non plus.

J'ai surtout hâte d'avoir le retour sur la seconde étude avec plusieurs centaines de patients qui à déjà débutée et dont il ne faudra pas des semaines pour avoir un premier retour sur l'efficacité biologique et surtout clinique. Je ne sais pas ce que cela donnera, mais à la vu des résultats du tout petit échantillon mais spectaculaire, j'espère vraiment qu'ils seront semblables. Cela ouvrirait la voie d'une utilisation immédiate.

 

Modifié par fanovan
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Par contre depuis début mars (03/03/2020) je tente de commander de la nivaquine et du plaquénil et je n ai reçu qu une seule boîte pour mon officine . Des stocks se font quelque part mais pas dans les pharmacies françaises ( réquisition de l état ou d autres pays ) on est toujours en quota c’est à dire que les grossistes en médicaments ne sont pas alimentés. Pour l azithromycine no problem .

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il y a 52 minutes, fanovan a dit :

Toutes les critiques portées par d'autres scientifiques sur les travaux du Pr Raoult que j'ai lues ou entendues ces jours-ci, s'attachent bien plus à la forme qu'à la méthodologie

Ce n'est pas tout à fait mon avis, et ça s'applique aussi à l'étude chinoise que j'ai citée plus haut. Tout le monde espère que ce soit vrai, mais pour l'instant, c'est un niveau de preuve très modéré pour des raisons de méthodologie, pas de forme. D'où le lancement à juste titre d'une étude multicentrique qui devrait aller assez vite, compte tenu du nombre de patients, en espérant qu'ils acceptent de participer.

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Bonne lecture...  

« Fin de partie ! pour le Covid » : le Pr Raoult et la chloroquine

Confiner l’ensemble de la population sans dépister et sans traiter, c’est digne du traitement des épidémies des siècles passés. La seule stratégie qui fasse sens est de dépister massivement, puis confiner les positifs et/ou les traiter, tout comme les cas à risque puisque c’est possible, comme on le voit en Chine et en Corée : dépistages massifs et prescription de chloroquine en traitement.

http://jdmichel.blog.tdg.ch/archive/2020/03/18/covid-19-fin-de-partie-305096.html?fbclid=IwAR2yYZeL3rUa0GyQjpxKZLnGtDHKll3VHMv_FetVmZfDTZUjHUUbJoUNktg

Par Jean-Dominique Michel, anthropologue de la santé, mercredi 18 mars 2020 10h42 Covid-19 : fin de partie ?!

« GRACIAS CORAZÓN »

Telle était la tonitruante affirmation proférée le 26 février dernier par le meilleur infectiologue au monde (selon le classement expertscape), accueillie pourtant avec scepticisme et même sarcasmes par la communauté scientifique. Trois semaines plus tard, la réalité est en train de lui donner raison. Révélant au passage que nous aurions à peu près tout faux face au virus. Ce qui est en fait une excellente nouvelle !

Nous voici donc nous dit-on en « état de guerre ». Nouveauté certes pour nos générations qui (sauf pour les plus anciens) n’ont connu que des temps de paix. L’Europe est sous un quasi-couvre-feu, avec une restriction massive des libertés individuelles et une casse économique et sociale qui promet d’être dramatique. Les discours des chefs d’état s’enflamment à qui mieux mieux: nous sommes « attaqués », l’ennemi est « invisible », « sournois », « redoutable » mais nous en viendrons à bout ! Ce genre de vocabulaire paraît d’un autre âge. La réalité est plus prosaïque : nous subissons la contamination à large échelle par un virus qui est un pur produit de la rencontre entre la bêtise humaine (l’entassement dans des cages d’animaux sauvages de diverses espèces dans des marchés insalubres…) et de l’inventivité du vivant. La bestiole a donc franchi la barrière inter-espèces et s’est propagé à partir de là entre humains. Ce n’est pas une guerre, nous ne pourrons jamais vaincre ou éradiquer cette créature. Nous prémunir contre ses dégâts si, puis nous aurons à apprendre à vivre avec elle. Ce qui réclame une autre intelligence que celle des slogans martiaux sanitaires…

 

Précaution liminaire

Je l’ai dit et le répète : en ces temps de mobilisation collective, nous avons tous à respecter scrupuleusement les mesures qui sont imposées. Même si on doute de celles-ci ou qu’on les trouve inadaptées, aucun d’entre nous ne peut se donner le droit de suivre sa propre idée. Cette compliance – que je n’ai cessé de prôner – m’habite inconditionnellement.

Par contre, cette obéissance civile ne doit surtout pas conduire à une interdiction de penser ou de parler.

Nous vivons des temps hautement traumatiques, avec des dégâts sur la population qui seront considérables. Donner sens à ce que nous vivons, nous renseigner, oser poser des questions est non seulement un droit inaliénable mais aussi une nécessité vitale !

J’ai lu passablement de commentaires ironiques sur le nombre soudain de virologues ou d’épidémiologies amateurs s’exprimant sur les réseaux sociaux, ce que je peux comprendre. Mais je pense à l’inverse que plus les citoyennes et citoyens s’intéresseront à ce qui nous arrive, plus ils s’informeront ou même se documenteront, mieux cela nous aidera à mettre en dialogue ce que nous vivons, ce qui essentiel à la fois pour notre santé psychique individuelle et notre résilience collective.

On m’a parfois objecté que j’avais une responsabilité en tant que scientifique, que les analyses que je pouvais faire (toutes pertinentes qu’elles soient) risquaient d’être mal interprétées ou pousser les gens à faire n’importe quoi. Je le rappelle donc : nous avons tous à suivre sans discuter les instructions des autorités. Et abstenons-nous strictement de toute automédication, en particulier en ce qui concerne les substances que je mentionnerai plus loin. Utilisées hors suivi médical strict, elles peuvent en effet être dangereuses. Ceci posé, allons-y !

 

D’où je parle…

Je suis anthropologue de la santé et expert en santé publique. Mon métier consiste depuis plus de 30 ans à étudier les pratiques des soins et les dispositifs sanitaires. J’arrive à un âge où l’on sait (hopefully) qu’on n’est pas le nombril du monde et (sauf exception) qu’on n’a pas inventé le fil à couper le beurre. J’ai quelques références dans mon domaine, comme celle d’être (malgré  l'embarrassante immodestie de ce propos) un des meilleurs connaisseurs actuels des processus de salutogenèse et de rétablissement ainsi que des déterminants de la santé. Ce qui m’a valu d’être invité à enseigner dans une quinzaine de programmes universitaires et de hautes écoles en santé (Facultés de médecine de l’UNIGE et de l’UNIL, EPFL, IHEID, Universités de Montréal, Fribourg, Neuchâtel, etc.) J’ai exercé ma profession hors des milieux académiques, préférant agir au sein des politiques de santé ainsi que sur le terrain. J’ai créé différents dispositifs socio-sanitaires innovants, en particulier en santé mentale, dont certains font encore référence aujourd’hui.

Je m’excuse pour ce petit étalage. C’est le prix à payer pour me prévaloir d’une (modeste) compétence quant à ce que je vais maintenant avancer.

 

Banal ou pas banal ?

Depuis le début de l’émergence du coronavirus, je partage mon analyse qu’il s’agit d’une épidémie banale. Le terme peut choquer quand il y a des morts, et a fortiori dans la crise sanitaire et la dramaturgie collective hallucinée que nous vivons. Pourtant, les données sont là : les affections respiratoires habituelles que nous vivons chaque année font bon an mal an 2'600'000 morts à travers le monde.

Avec le Covid-19, nous en sommes, au quatrième mois de l’épidémie, à 7'000 décès, ce qui est statistiquement insignifiant.

Je l’ai dit et je le répète : le même traitement politique ou journalistique appliqué à n’importe quel épisode de grippe saisonnière nous terrifierait tout autant que l’épidémie actuelle. Comme la mise en scène (avec décompte en live des victimes) de n’importe quel problème sanitaire d’envergure, qu’il s’agisse des maladies cardiovasculaires, des cancers ou aux effets de la pollution atmosphérique nous ferait frissonner d’effroi tout autant et même infiniment plus !

Nous savons aujourd’hui que le Covid-19 est bénin en l'absence de pathologie préexistante. Les plus récentes données en provenance d'Italie confirment que 99% des personnes décédées souffraient d'une à trois pathologies chroniques (hypertension, diabète, maladies cardiovasculaire, cancers, etc.) avec un âge moyen des victimes de 79,5 ans (médiane à 80,5) et très peu de pertes en-dessous de 65 ans.

Il y a un autre problème : les taux en particulier de complications et de mortalité qu’on nous brandit sous le nez jour après jour ne veulent rien dire. En l’absence de dépistage systématique de la population, nous n’avons aucune donnée fiable à laquelle référer les données dont nous disposons (nombre de cas déclarés et de décès).

C’est un classique en épidémiologie : si vous ne dépistez que les morts, vous parviendrez à 100% de taux de mortalité ! Si vous ne testez que les cas critiques, vous en aurez moins mais encore beaucoup plus qu’en réalité. Si vous dépistez beaucoup, vous aurez beaucoup de cas alors que si vous dépistez peu, le nombre de cas sera faible. La cacophonie actuelle ne permet juste pas d’avoir la moindre idée de la progression réelle du virus et de sa diffusion.

Les estimations les plus crédibles laissent penser que le nombre de personnes déclarées est très largement inférieur (dans un facteur de l’ordre de 1/5, /10 ou même selon les estimations jusqu'à /40) au nombre de personnes réellement infectées, dont à peu près la moitié ne se rendra même pas compte qu’elle a contracté le virus.

Pour un redoutable tueur, il est parfois plutôt sympa…

Nous n’avons donc à ce stade aucune idée de l’ampleur réelle de la propagation du virus. La bonne nouvelle est que les données réelles (en termes en particulier de complications et de mortalité) ne peuvent être que largement inférieures à ce qui est couramment avancé. La mortalité réelle, comme annoncé dans un précédent article, doit en fait s'établir au plus à 0,3% et probablement encore moins. Soit moins du dixième des premiers chiffres avancés par l’OMS.

Les dernières statistiques en provenance de Chine évaluent à 800'000 le nombre de personnes infectées (et donc immunisées) pour 3'118 décès. Soit effectivement un taux de mortalité de 3/1000 personnes infectés.

 

Fin du monde ou pas ?!

Pareillement, les projections qui sont faites pour imaginer le nombre de morts possibles sont rien moins que délirantes. Elles reposent sur un « forçage » artificiel et maximal de toutes les valeurs et coefficients. Elles sont faites par des gens qui travaillent dans des bureaux, devant des ordinateurs et n’ont aucune idée ni des réalités de terrain, ni de l’infectiologie clinique, aboutissant à des fictions absurdes. On pourrait leur laisser le bénéfice de la créativité et de la science-fiction. Malheureusement, ces projections, littéralement psychotiques, font des dégâts massifs.

Mon expérience en santé mentale me fait éviter strictement les expressions toutes faites comme « schizophrénie » ou « psychose », qui sont à peu très toujours utilisées abusivement et d’une manière désobligeante pour les personnes concernées. Médicalement, la psychose se caractérise par des distorsions cognitives, perceptuelles et affectives entraînant une perte de contact avec la réalité. Ici, le terme est hélas pleinement indiqué.

J’en appelle à mes collègues de la Faculté de médecine et autres instituts universitaires pour qu’ils arrêtent de produire et de colporter des modélisations fausses et anxiogènes. Ces experts se protègent en reconnaissant par précaution de langage le caractère outrancier de leurs formalisations, les journalistes le mentionnent scrupuleusement (c’est à leur crédit), on n'en construit pas moins diligemment un sentiment de fin du monde qui non seulement n’a absolument pas lieu d’être, mais de surcroît est lui-même profondément nocif !

On peut certes donner crédit à nos dirigeants d’envisager le pire du pire du pire sur la base de ces élucubrations pour ne surtout pas prendre le moindre risque qu’il se produise. En attendant, on construit une hallucination – collective – sur la base de chiffres qui ne veulent rien dire.  La réalité, à nouveau, est que cette épidémie est largement moins problématique et dangereuse que ce qui est affirmé, le visionnement de la première vidéo référencée en fin d’article donnera au lecteur (ou la lectrice) les éléments nécessaires à comprendre le bien-fondé de cette affirmation.

 

Oui, mais tous ces morts et ces services engorgés ?!

C’est hélas le vrai point noir : s’il n’y avait pas ces cas graves, l’épidémie serait insignifiante. Il se trouve qu’elle entraîne des complications rares mais redoutables. Comme me l'écrivait le Dr Philippe Cottet, en première ligne aux HUG : « il faut le dire, les pneumonies virales sont rarissimes d’habitude en Suisse. Elles ont un tableau clinique fruste et d’évolution parfois fulminante, dont les signes annonciateurs sont difficilement identifiables face aux cas plus bénins. C’est un réel challenge clinique, sans compter le nombre de cas simultanés... »

C’est l’existence de ces cas graves (estimés de manière absurde à 15% des cas, probablement en réalité 10 fois moins) qui justifie que l’on ne s’en remette pas simplement à l’immunité de groupe. On nomme ainsi ce processus par lequel chaque personne qui contracte le virus et n'en meurt pas s’immunise, la multiplication des immunisés conduisant à un effet collectif de protection immunitaire…

En l’absence – jusqu’à il y a peu – de traitement pour protéger ou guérir les personnes à risque, le choix de laisser l’immunité se construire en laissant circuler le virus est apparu comme étant trop dangereux. Le risque pour les personnes vulnérables est tel qu’il s’avèrerait éthiquement indéfendable de prendre cette direction, du fait de la gravité des conséquences possibles.

C’est dans ce paradoxe compliqué entre la très grande innocuité du virus et sa dangerosité extrême dans certains cas que nous sommes trouvés coincés. Nous avons alors adopté des mesures absolument contraires aux bonnes pratiques : renoncer à dépister les personnes possiblement malades et confiner la population dans son ensemble pour enrayer la diffusion du virus. Mesures à vrai dire moyenâgeuses et problématique puisqu’elles ne ralentissent l’épidémie qu’au risque de phénomènes de rebond potentiellement encore pires. Et qu’elles enferment tout le monde alors qu’une faible minorité seulement est concernée. Toutes les recommandations en santé publique sont à l’inverse de dépister le plus de cas possibles, et de confiner uniquement les cas positifs le temps qu’ils ne soient plus contagieux.

Le confinement général constitue un piteux pis-aller face à l'épidémie dès lors qu’on manque de tout ce qui permettrait de lutter efficacement contre elle…

Pourquoi en est-on arrivé là ? Simplement parce que nous avons défailli à mettre d’emblée en place les bonnes réponses. Le manque de tests et de mesures de dépistage en particulier est emblématique de ce naufrage : alors que la Corée, Hong-Kong et la Chine en faisaient la priorité absolue, nous avons été d’une passivité invraisemblable à organiser la mise à disposition de quelque chose de techniquement simple.

Les pays mentionnés ont mis à profit l’intelligence artificielle notamment pour identifier les chaînes de transmissions possibles pour chaque cas positifs (avec les smartphones, on peut par exemple faire l’inventaire des déplacements et donc des contacts que les personnes infectées ont eu avec d’autres personnes dans les 48h précédent l’apparition des symptômes).

Enfin, nous avons réduit de manière importante la capacité de nos hôpitaux au cours de la décennie écoulée et nous retrouvons en manque de lits de soins intensifs et de matériel de réanimation. Les statistiques montrent que les pays les plus touchés sont ceux qui ont réduit massivement les capacités des services de soins intensifs.

Rien de tout ceci n’a été pensé, alors que pourtant le risque de pandémie est une évidence sanitaire.

La vérité, c’est que nous avons été complètement dépassés.

C’est évidemment plus facile de jouer sur les métaphores guerrières que de reconnaître notre tragique impréparation…

 

Fin de partie ?!

Le premier expert mondial en matière de maladies transmissibles s’appelle Didier Raoult. Il est français, ressemble au choix à un Gaulois sorti d’Astérix ou un ZZ top qui aurait posé sa guitare au bord de la route. Il dirige l’Institut hospitalier universitaire (IHU) Méditerranée-Infection à Marseille, avec plus de 800 collaboratrices et collaborateurs. Cette institution détient la plus terrifiante collection de bactéries et de virus « tueurs » qui soit et constitue un des meilleurs centres de compétences en infectiologie et microbiologie au monde. Le Pr Raoult est par ailleurs classé parmi les dix premiers chercheurs français par la revue Nature, tant pour le nombre de ses publications (plus de deux mille) que pour le nombre de citations par d’autres chercheurs. Il a suivi depuis le début du millénaire les différentes épidémies virales qui ont frappé les esprits et noué des contacts scientifiques étroits avec ses meilleurs collègues chinois. Parmi ses hauts faits, il a découvert des traitements (notamment avec la chloroquine…) qui figurent aujourd’hui dans tous les manuels d’infectiologie au monde.

Le 26 février, il publiait donc une vidéo retentissante sur un canal en ligne (comprenant le mot « tube ») pour affirmer : « Coronavirus, fin de partie ! »

La raison de son enthousiasme ? La publication d’un essai clinique chinois sur la prescription de chloroquine, montrant une suppression du portage viral en quelques jours sur des patients infectés au SARS-CoV-2. Des études avaient déjà montré l’efficacité de cette molécule contre le virus en laboratoire (in vitro). L’étude chinoise confirmait cette efficacité sur un groupe de patients atteints (in vivo). Suite à cette étude, la prescription de chloroquine fut incorporée aux recommandations de traitement du coronavirus en Chine et en Corée, les deux pays qui sont le mieux parvenus à juguler l’épidémie…

La chloroquine – avec son dérivé galénique l’hydroxychloroquine – est une molécule mise sur le marché en 1949, largement utilisée comme antipaludique. Tous les voyageurs des pays tropicaux se souviendront des comprimés de nivaquine (un de ses noms commerciaux) qui leur étaient prescrits à titre préventif contre la malaria. Ce remède a ensuite été remplacé par d’autres pour certaines zones géographiques, restant en usage pour certaines destinations.

 

So what ?!

Pourquoi vous parler de cela ? Eh bien parce que le Pr Raoult et ses équipes sont les meilleurs spécialistes actuels au monde de l’utilisation de la chloroquine. Il avait notamment eu l’idée géniale de l’essayer contre des bactéries intracellulaires (qui pénètrent les cellules comme les virus), en particulier les Ricksettia.

L’IHU de Marseille dispose donc d’une expérience clinique et pharmacologique sans équivalent quant à l’usage de cette molécule.

La chloroquine a également démontré une puissante efficacité thérapeutique contre la plupart des coronavirus, dont le redouté SRAS de sinistre mémoire. Raoult trouva donc dans l’essai clinique chinois la confirmation que la chloroquine était aussi indiquée contre le Covid-19.

Il fut toutefois accueilli comme un cheveu sur la soupe, ses confrères dénigrant d’emblée sa proposition. Les journalises du Monde allèrent même jusqu’à qualifier sa communication de « fake news », accusation reprise sur le site du ministère de la santé pendant quelques heures avant d’être retirée.

Le Pr Raoult obtint pourtant dans la foulée l’autorisation de conduire un essai clinique sur 24 patients dans son service et fut appelé à faire partie du comité pluridisciplinaire de 11 experts formé en mars par l'exécutif français, afin "d'éclairer la décision publique dans la gestion de la situation sanitaire liée au coronavirus".

Les résultats de l’essai clinique étaient attendus avec impatience, en premier chef par votre serviteur. Nous savons la prudence requise face à de substances prometteuses et l’importance de ne rien avancer avant que la recherche confirme ou non une hypothèse La science n’est ni divination ni magie, elle est observation, test, puis le cas échéant validation.

Les résultats de son étude clinique sont sortis hier [mardi 17 mars 2020], confirmant l’obtention d’effets thérapeutiques spectaculaires. La méthodologie est robuste, puisque l’IHU de Marseille a pu comparer la négativation du portage viral chez les patients qui ont suivi le protocole avec des patients d’Avignon et de Nice qui n’ont pas reçu le traitement.

« Ceux qui n’ont pas reçu le Plaquenil [médicament à base d’hydroxychloroquine] sont encore porteurs à 90 % du virus au bout de six jours, tandis qu’ils sont 25 % à être positifs pour ceux qui ont reçu le traitement », explique le professeur Raoult.

Mais ça ne s’arrête pas là :  l’IHU Méditerrannée-Infection conseille (comme d’autres) depuis longtemps de donner concomitamment un antibiotique dans les infections virales respiratoires « parce qu’elles se compliquent surtout de pneumopathies. Donc tous les gens qui présentaient des signes cliniques qui pouvaient évoluer vers une complication bactérienne de pneumopathie, on leur a donné de l’Azithromycine. Il a été démontré que ça diminue les risques chez les gens qui ont des infections virales. L’autre raison, c’est que l’Azithromycine a montré en laboratoire qu’elle était efficace contre un grand nombre de virus, bien que ce soit un antibiotique. Donc quitte à choisir un antibiotique, on préférait prendre un antibiotique efficace contre les virus. Et quand on compare le pourcentage de positifs avec l’association hydroxychloroquine et Azithromycine, on a une diminution absolument spectaculaire du nombre de positifs. » ajoute-t-il.

 

Portage viral ?

Une étude publiée dans la revue Lancet le 11 mars avait entretemps révélé une donnée nouvelle mais essentielle : le temps de portage viral (durée entre le début et la fin de l’infection – et donc de contagiosité possible) s’avère supérieur à ce que l’on croyait, avec une durée moyenne de 20 jours.

Avec l’association hydroxychloroquine / azithromycine, cette durée de partage viral est réduite à 4-6 jours.

La réduction drastique du temps de portage viral donne non seulement l’espoir de traiter les cas critiques, mais aussi de réduire le temps nécessaire à une personne infectée pour ne plus être contagieuse. Et donc présente des perspectives énormes pour prévenir la propagation du virus. Cette nouvelle est bien sûr la meilleure nouvelle que l’on pouvait attendre. Les autorités et les scientifiques l’ont donc accueillie avec joie penserez-vous…

Eh bien que nenni ! Les réactions qui se sont fait entendre disputaient dans un premier temps la bêtise à la méchanceté.

Certes, ni les études chinoises, ni l’essai clinique marseillais n’a valeur de preuve (« evidence ») selon les critères de la recherche scientifique. Une réplication des résultats par d’autres équipes est requise, sans même parler d’une étude randomisée en double-aveugle, le top of the pop des méthodologies de recherche.

Mais diable ! nous sommes dans une situation d’urgence. La chloroquine est un des médicaments les mieux connus et les mieux maîtrisés (en particulier par l’IHU de Marseille). On peut donc tabler sur une très solide expérience relative au sujet de sa prescription. Se réfugier derrière un intégrisme procédural est éthiquement indéfendable dès lors qu’on parle d’un médicament qu’on connaît par cœur, qui a déjà démontré son efficacité sur d’autres coronavirus, confirmée sur celui-ci par deux essais cliniques, et alors que des vies sont en jeu jour après jour !

Raoult a relevé avec ironie qu’il n’était pas impossible que la découverte d’une nouvelle utilité thérapeutique pour un médicament tombé de longue date dans le domaine public soit décevant pour tous ceux qui espèrent un prix Nobel grâce à la découverte fracassante d’une nouvelle molécule ou d'un vaccin… sans oublier la perspective des dizaines de milliards de dollars de revenus à prendre, là où la chloroquine ne coûte littéralement rien.

 

Célébration des soignants !

Depuis quelques jours, la population confinée s’exprime chaque jour pour rendre hommage aux soignants et les soutenir dans les circonstances éprouvantes qu’ils vivent. Il s’agit d’une belle expression de solidarité, évidemment méritée par des professionnel-les remarquables d’abnégation et d’engagement, au front de cette lourde souffrance et de ce nouveau danger.

Dans les cercles des sommités, les choses sont hélas en général moins reluisantes.

La recherche et l’autorité médicales sont aussi souvent faites de mesquineries, de manipulations, de malhonnêtetés ou d’abus en tous genres, ainsi que de pitoyables mais violents combats d’ego.

Sur BFM TV, le Dr Alain Durcadonnet cassait aussitôt du sucre sur le dos de Raoult en rappelant qu’une conclusion scientifique se publiait dans des revues scientifiques et non pas par vidéo… Ceci alors, que dans sa communication, le Pr Raoult (le chercheur français qui, rappelons-le, a le plus publié dans les revues scientifiques dans son domaine) venait évidemment de préciser que l’article décrivant son essai clinique avait été envoyé pour publication à une revue à comité de lecture. Cette anecdote montrant le niveau, comme les suivantes.

Le 1er mars, bien après la publication du premier essai clinique chinois, le directeur général de l'Assistance Publique - Hôpitaux de Paris, le Pr Martin Hirsch, disait ainsi au micro d’Europe 1 : "La chloroquine marche très bien dans une éprouvette, mais n’a jamais marché chez un être vivant", ce qui était déjà parfaitement faux !

Dans les retours de la presse nationale, l’insistance est mise lourdement sur le risque du surdosage avec la chloroquine, effectivement toxique au-delà de 2 gr/jour en l’absence de comorbidité somatique. Les Chinois ont privilégié des doses de 2x 500 mg/jour pendant leur essai. Raoult et son équipe, trouvant ce dosage excessif, préférant opter pour 600mg/jour. L’objection est donc d’une consternante vacuité – rappelons que nulle équipe clinique ne connaît mieux cette molécule que celle de Méditerranée-Infection. Cela reviendrait à dire au sujet du Dafalgan : « Ouh là là, attention, il peut être toxique s’il est mal utilisé, donc ce n’est pas une bonne idée d'envisager de traiter les maux de tête avec ce médicament ! »

On invoqua (si, si, lisez la presse !) les risques liés à une utilisation prolongée, là où le traitement proposé dure en moyenne 6 jours.  L’IHU dispose de surcroît de l’expérience de prescriptions exceptionnelles au long cours (jusqu’à deux ans !) dans le cadre du traitement de certaines bactéries intracellulaires. On a beau savoir qu’il est bon d’être charitable avec son prochain, des fois la bêtise combinée à la malhonnêteté rendent la chose ardue...

D’autres insistèrent (et insistent encore) sur le fait qu’on ne peut tirer de conclusions définitives sur la base d’essais cliniques. Ce qui est tout-à-fait juste dans l’absolu mais s’applique mal au cas présent, étant donnée la parfaite connaissance de cette molécule ! Situation absurde résumée ainsi par Raoult : « Il y a une urgence sanitaire et on sait guérir la maladie avec un médicament que l'on connaît parfaitement. Il faut savoir où on place les priorités. »

Face à la réalité de l'épidémie, le Pr Raoult préconise d’arrêter de s'affoler et de détecter les malades sans attendre que leur cas s'aggrave pour mieux les traiter.

 

Le problème va plus loin…

La solitude de la compétence extrême ?! Raoult explique comment Emmanuel Macron est venu le chercher après sa première annonce publique du 26 février et l’étrange expérience qui a été depuis la sienne dans le cercle d’experts qui conseille le martial président. À la question posée par un journaliste de Marianne : « Y êtes-vous  entendu ? », il répond : « J'y dis ce que je pense, mais ce n'est pas traduit en acte. On appelle cela des conseils scientifiques, mais ils sont politiques. J'y suis comme un extra-terrestre. »

C’est sa certitude, évidemment inconfortable pour les autorités : avec les mesures prises actuellement contre l’épidémie, on marche sur la tête. Nos pays ont renoncé (contrairement aux Chinois et aux Coréens) au dépistage systématique au profit d’un confinement dont le Pr Raoult souligne qu’il n’a jamais été une réponse efficace contre les épidémies. C’est un réflexe ancestral de claustration (comme à l’époque du choléra et du Hussard sur le toit de Giono). Confiner chez eux des gens qui ne sont pas porteurs du virus est infectiologiquement absurde –- le seul effet d’une telle mesure est de détruire l’économie et la vie sociale. Un peu comme bombarder une ville pour en éloigner les moustiques porteurs de malaria…

La seule voie qui fasse sens selon lui est de confiner les porteurs du virus uniquement, et de les traiter en cas de besoin soit pour éviter de terribles complications comme celles que l’on voit, soit pour réduire le temps pendant lequel elles sont contagieuses.

En Suisse comme en France (et partout en Occident), la décision prise est de confiner les gens chez eux, malades ou non. Quand ils sont malades, on attend qu’ils aillent mieux puis (du fait de la durée de portage viral), on les laisse ressortir alors qu’ils sont en fait encore contagieux ! Les personnes à risque, elles, développent parfois des complications, en particulier une détresse respiratoire aiguë qui les conduit aux urgences. Elles viennent alors engorger les services de soins intensifs, et, pour certains malades, y mourir alors qu’affirme Raoult, on aurait pu les traiter avant !

Confiner l’ensemble de la population sans dépister et sans traiter, c’est digne du traitement des épidémies des siècles passés.

La seule stratégie qui fasse sens est de dépister massivement, puis confiner les positifs et/ou les traiter, tout comme les cas à risque puisque c’est possible, comme on le voit en Chine et en Corée, qui ont intégré l’association de dépistages massifs avec la prescription de chloroquine dans leurs treatment guidelines.

Ni Hong Kong ni la Corée, deux territoires qui ont connu les plus faibles taux de mortalité face au Covid-19 n’ont imposé de confinement aux personnes saines. Elle se sont simplement organisées différemment.

 

La décadence de l’Occident

Elle est hélas criante et révélée ici dans toute sa crudité… Nous disposons d’une médecine de qualité, mais d’une santé publique moyenâgeuse. Le leadership technologique et scientifique est passé à l’Extrême-Orient depuis longtemps déjà, et notre nombrilisme intellectuel nous fait souvent nous raccrocher aux lanternes du passé plutôt qu’à la science d’aujourd’hui.

Des tests systématiques seraient faciles à instaurer, pour autant qu’on en fasse une priorité sanitaire et que l’on s’organise, ce que les Coréens ont fait en un temps record. En Europe, nous avons été complètement dépassés, comme si nous vivions dans un autre temps. Les autorités comprennent maintenant qu’il s’agit d’une priorité absolue -suivant en cela les recommandations insistantes de l’OMS.

Produire les tests ne présente aucune difficulté :

« C’est de la PCR [réaction en chaîne par polymérase] banale que tout le monde peut faire, la question c’est l’organisation, pas la technique, ce n’est pas la capacité de diagnostic, nous l’avons, commente Raoult. C’est un choix stratégique qui n’est pas celui de la plupart des pays technologiques, en particulier les Coréens qui font partie, avec les Chinois, de ceux qui ont maîtrisé l’épidémie en faisant dépistage et traitement. On est capables dans ce pays comme n’importe où de faire des milliers de tests et de tester tout le monde. »

Certes, des régimes politiques plus disciplinés ou même autoritaires ont un avantage de compliance sociale, mais la question n’est pas là. Le problème, c’est bien nous. La France s’enfonce dans des polémiques sans fin avant même que qui que ce soit ait ouvert la bouche, pendant que son jupitérien président s’envole dans des péroraisons antiques sur l’« état de guerre » en se contemplant dans un miroir… Dans notre pays, le Conseil fédéral a réagi sans agitation ni malice, mais en donnant comme toujours l’impression qu’on le réveillait déplaisamment de sa sieste.

Bref, pour notre pays qui se targue de sa qualité d’innovation et de biotech, c’est encore un peu la fête au village…

 

Le changement c’est maintenant ?!

Heureusement, on peut espérer que le vent change vite et bien. Le ministère de la santé français vient de mandater le CHU de Lille pour un essai visant à répliquer les résultats obtenus à Marseille. Rappelons que des essais probants ont déjà été menés en Chine et en Corée -mais en France on tient en général que ce qui vient de l’étranger est indigne du génie français.  Quelques services hospitaliers et leurs médecins-chefs sont capables d’envisager qu’ils se sont trompés, c’est par exemple le cas du Pr Alexandre Bleibtreu de l’Hôpital de la Pitié-Salpêtrière, qui a tweeté récemment avec humour :

 

balbo

 

L’intérêt pour la chloroquine est désormais mondial avec des équipes travaillant aux quatre coins du monde. Si l’efficacité aujourd’hui très probable du médicament se confirme, ce sera un major game-changer.

Une fois les personnes à risque de complications diligemment traitées, les innombrables infections bénignes dues au SARS-CoV-2, que nous serons très nombreux à vivre, pourvoiront l’immunité de masse qui ravalera cette « pandémie » au rang de sale mésaventure.

Le dépistage de masse est désormais enfin une priorité sanitaire. Le temps d’organiser la capacité d’analyses des laboratoires, nous y aurons tous progressivement droit. Le laboratoire Sanofi vient par ailleurs de proposer au gouvernement français de produire gratuitement un million de de doses de chloroquine.

Et si la molécule ne tenait pas ses promesses ? C’est bien sûr une hypothèse possible, même si elle est à ce stade peu probable. D’autres médicaments sont actuellement en voie d’examen, notamment des antiviraux connus (comme le Favipiravir) testé en Chine également avec des premiers résultats cliniques encourageants. Selon une nouvelle tombée ce matin :

"La Chine a achevé une recherche clinique sur le favipiravir, un médicament antiviral présentant une bonne efficacité clinique contre le nouveau coronavirus (COVID-19).

Le favipiravir, médicament antigrippal dont l'utilisation clinique a été approuvée au Japon en 2014, n'a provoqué aucune réaction adversaire évidente dans l'essai clinique, a révélé Zhang Xinmin, directeur du Centre national du développement biotechnologique de Chine relevant du ministère des Sciences et des Technologies, lors d'une conférence de presse.

Le favipiravir a été recommandé aux équipes de traitement médical et devra être inclus le plus vite possible dans le plan de diagnostic et de traitement du COVID-19, a-t-il fait savoir."

Ce qui est frappant autour de la chloroquine, c’est la religiosité du débat que cette option provoque  – un classique toutefois en science. Raoult est décrit comme une espèce de gourou (malgré ses états de service scientifiques remarquables) et on décrit la « croyance » en ce médicament comme étant l’attente d’un « remède-miracle » qui égarerait les gens en faisant miroiter des « espoirs impossibles ».

Heureusement, il reste une démarche qui s’appelle la science et qui vise justement à passer du registre des opinions (chacun voit le monde à sa manière) au savoir (ce que l’on a éprouvé, vérifié et validé indépendamment des opinions personnelles).

Si les résultats obtenus à Marseille et en Chine se démentent, alors le cauchemar collectif dans lequel nous sommes engoncés se poursuivra, avec de très lourdes conséquences sur notre société, nos vies, notre santé physique et mentale. Si en revanche ils se confirment, on aura fait un pas de géant pour sortir de cette lourde gonfle, et ce sera alors bel et bien « Fin de partie ! pour le Covid ». Nous aurons appris bien des choses au passage.

 

Hommage aux autorités

Il n’est pas dans mes habitudes d’être complaisant avec les autorités. J’ai trop souvent vu les ravages de la flatterie et de la veulerie (comme de la critique gratuite ou du procès d'intention) pour tomber dans le piège. Ici, on entend bien des critiques qui me semblent injustes. Oui, notre système de santé n’en est pas vraiment un, on a une industrie de la maladie – ce qui n’est pas pareil. Oui, nos réponses sanitaires sont incroyablement poussiéreuses et même dépassés. Oui, le Conseil fédéral a des godasses de plomb -ce a aussi d'ailleurs parfois ses avantages.

Mais je tiens à dire mon sentiment que la réaction des autorités fédérales et cantonales a été proportionnée à ce que nous savions et ne savions pas. Il est facile de dire qu’il aurait fallu fermer les frontières il y a un mois dans un monde où la menace était encore peu visible et où nous aurions été les seuls à le faire.

Tout fermer conduit inévitablement à un désastre économique et social. En l’absence des moyens d’appliquer la meilleure stratégie (dépistage – confinement – traitement), recourir à un « lock-down » est une mesure archaïque et peu efficace, mais la seule qu'il était possible de prendre.

À Genève en particulier, le Conseil d’État (avec MM. Mauro Poggia et Antonio Hodgers en première ligne) a été solide, humain, rassurant, et clair, agissant avec calme et un indéniable sens de la proportionnalité.

 

https://www.mediterranee-infection.co... © IHU Méditerranée-Infectionhttps://www.mediterranee-infection.co... © IHU Méditerranée-Infection

 

Une dernière info enfin, qui nous incitera tous je l’espère à la prudence : les dernières données infectiologiques tendraient à confirmer que les enfants ne sont que très peu porteurs et/ou contaminateurs du SARS-CoV-2. Si cette hypothèse se confirme, la fermeture des écoles ne serait en fait pas nécessaire. Les données que je relaye ici sont tombées cette semaine. Au moment où la fermeture a été décidée, on les ignorait- comme je le précisais dans mon blog précédent- il s'agissait donc d'une mesure de précaution, en l’occurrence inutile. Il faut par ailleurs voir si elles sont prochainement corroborées, contredites ou contrastées par d'autres données.

Soyons donc patients et appliqués. Une fois cette hallucination collective passée, il sera alors temps de faire un rigoureux « post-mortem » des décisions sanitaires et de chercher à comprendre ce qu’il s’est passé pour qu’on génère cet invraisemblable gâchis sociétal…

Jean-Dominique Michel

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Tout le monde m'envoie par mail cet article. A prendre avec des pincettes, je ne suis pas spécialiste, et justement d'autres spécialistes ne sont pas d'accord. Le militantisme exacerbé de Mediapart a trouvé un bel os à ronger !

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Confiner l’ensemble de la population sans dépister et sans traiter, c’est digne du traitement des épidémies des siècles passés. La seule stratégie qui fasse sens est de dépister massivement, puis confiner les positifs et/ou les traiter, tout comme les cas à risque puisque c’est possible, comme on le voit en Chine et en Corée : dépistages massifs et prescription de chloroquine en traitement.

https://blogs.mediapart.fr/lenous/blog/200320/fin-de-partie-pour-le-covid-le-pr-raoult-et-la-chloroquine

 

Ca me parait tellement évident mais je suis ni politicien ni médecin...

C'est pas comme ci les autres pays ne nous l'avaient pas montré.

Ce n'est pas comme ci l'Italie n'était pas en train de nous montrer que le confinement a ses limites.

Ce n'est pas comme ci l'Allemagne nous ne montrait pas l'exemple https://www.lemonde.fr/planete/article/2020/03/21/en-allemagne-le-faible-taux-de-mortalite-interroge_6033957_3244.html

A ce jour en Allemagne il y 84 décès pour 22300 contaminés. En France 562 décès pour 15 000 contaminés. Ca vet dire 2 choses : on a probablement bcp plus de contaminés mais comme on ne fait pas de dépistage et qu'on renvoie les malades chez eux (contaminés les autres encore plus) et que notre méthode n'est pas la bonne.

 

Alors, maintenant nous sommes dans une machine infernale où les médecins vont appuyer encore plus fortement le confinement afin de mettre le pays totalement à genoux, on va avoir une crise économique et sociale provoquant une crise sanitaire encore plus importante que ce virus est en train de provoquer. C'est quelque chose que je dis depuis longtemps à mes amis, ici et je me heurte à des murs, des insultes. C'est aussi ce qu'il va se passer ici dans quelques instants. Nous avons de belles plumes qui vont pouvoir dire que ce l'on dénonce est absurde. Mais surtout ne vous privez pas, c'est en échangeant qu'on apprend. Ce fil va être très instructif car nous sommes au début de l'épidémie et comme tout change très vite tous les jours et que les écrits restent, il y aura forcément des bêtises écrite (moi même j'en écrierai).

 

Je ne sais pas s'il est possible de revenir en arrière ? dépistage de tous les cas suspects, confinement des personnes les plus vulnérables et tous ceux qui ont été en contact avec le Covid19...Protection par masques de tous ceux qui sont en contact avec la population (commerçants, livreurs, chauffeurs...)

D'autant plus que la vague va arriver cette semaine quand elle n'est pas déjà arrivée (je pense à la région Est).

 

En mode polémique dans un des articles que j'ai mis plus haut on apprend que le second et actuel mari d'Agnès Buzin est directeur de l'INSERM, j'ai l'impression que ça n'a pas aidé le Pr Folledingue (Pr Raoult) a obtenir raison.

 

A ce jour, le confinement est de rigueur même si je pense que c'est le port de masques qui devrait être de rigueur et depuis longtemps. Quand l'OMS dit que le port de masques n'est pas nécessaire, en fait c'est juste qu'on en a pas.

https://www.lemonde.fr/international/article/2020/03/21/le-denigrement-du-masque-en-europe-suscite-la-consternation-en-asie_6033926_3210.html

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