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Forum • Gaz russe ou gaz de schistes ?

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Bonjour à tous

 

Si on arrivait à mettre au point une méthode "propre" d'extraction de ces gaz de schistes, pensez-vous qu'il faudrait en profiter pour remplacer nos importations de gaz russes par cette nouvelle ressource ?

Ou pensez-vous que s'agissant d'une énergie fossile, on ne devrait pas l'exploiter car ça retarderait la transition énergétique ?

 

Ou par contre pensez-vous que puisqu'on ne pourra pas interrompre l'emploi du gaz avant plusieurs dizaines d'années, autant favoriser une filière de production française, à la condition énoncée initialement ("propreté" de l'extraction) ?

 

Brice Lalonde interrogé sur une radio il y a quelques jours était pour la première option.

 

Ca vaut peut-être le coup d'en débattre.

 

Qu'en pensez-vous ?

Modifié par Invité

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..... à la condition énoncé initialement ("propreté" de l'extraction) ?

Voyons, soyons raisonnable, si cette hypothèse devait exister, réservons là à nos petits-petits-enfants en guise de "trésor énergétique" . Nos générations ne sauront rien faire de propre dans le domaine .

Commençons par réfléchir ce qu'on pourra faire des lacs de pétrocochoneries et des pyramides de souffre qui ont été faites au Canada, (visitez donc là ... : http://goo.gl/maps/aXbDi ) résidus de cette formidable option énergétique qui est l'exploitation des schistes. Pas sur que dans le "coût élevé" qui est généralement attribué à ces pétroles "non-conventionnel" soit calculé le coût induit par le traitement (impossible !) de ces déchets.

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Tout est dans le "si" ...

 

Il n'y a pas de méthode propre d'extraction du gaz de schiste pour l'instant. Tout ce qui existe présente de sacrés inconvénients.

La fracturation hydraulique, les explosions souterraines et autres joyeusetés. Chez nous c'est pas le grand nord inhabité, il y a des patelins partout et une bonne partie de notre économie est basée sur le tourisme !

 

C'est un peu comme le nucléaire, si c'était pas radioactif et si ça ne pouvait pas échapper au contrôle des opérateurs ce serait super génial... en attendant c'est dangereux et pas qu'un peu !

 

La Russie a autant besoin d'exporter son gaz que nous de lui acheter, c'est pas un hasard si on parle de possibilités de sanctions économiques mais qu'on ne fait pas grand chose en fait. Si on doit en arriver à un embargo, là on sera vraiment proches d'un conflit... et les carburants seront rationnés. On sera contents de rouler électrique d'ailleurs

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Commençons par réfléchir ce qu'on pourra faire des lacs de pétrocochoneries et des pyramides de souffre qui ont été faites au Canada, (visitez donc là ... : http://goo.gl/maps/aXbDi ) résidus de cette formidable option énergétique qui est l'exploitation des schistes. Pas sur que dans le "coût élevé" qui est généralement attribué à ces pétroles "non-conventionnel" soit calculé le coût induit par le traitement (impossible !) de ces déchets.

 

Sur google maps, il s'agit de schistes bitumineux et pas de "gaz de schiste" (gaz de roche-mère en réalité).

Attention à ne pas tout mélanger pour faire impression, cela affaiblit le propos.

 

Sinon, je pense aussi qu'il ne faut pas toucher à cette ressource et la conserver pour une exploitation "propre" future, ou pour un cas extrême (remplir le réservoir des avions et des chars par exemple, ce qui pourrait être utile en cas de grave crise énergétique).

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C'est une énergie fossile et carbonée qui est très bien là ou elle est !

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La transition énergétique, c'est trouver des alternatives aux énergies fossiles carbonées (hydrocarbures). Ce n'est pas trouver des hydrocarbures alternatifs aux hydrocarbures "faciles et épuisés".

 

Autoriser la prospection ("juste pour voir s'il y en a vraiment..."), c'est forcément autoriser l'exploitation subséquente. Si on ne veut pas exploiter il ne faut pas chercher. Celui qui cherche (et investit des grosses sommes) voudra forcément (contractuellement) une autorisation d'exploitation, sinon il devra être "dédommagé" aux frais des contribuables. J'ai pas envie de payer pour ça!

 

Et puis... A-t-on déjà vu des chasseurs de trésors creuser, trouver un trésor et se dire "que c'est beau, mais on ne va pas y toucher et le renterrer"?

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"Ne pas vouloir savoir" n'est pas une attitude rationnelle.

 

Savoir précisément quelles sont les ressources de gaz de schiste dont nous disposons, la possibilité ou non de l'exploiter, par quel moyens, à quel coût, est un élément important de décision. Un état rationnel et bien géré peut ensuite décider de sa stratégie en toute connaissance de cause. Il peut ensuite décider (et c'est la bonne décision je pense) de conserver la ressource pour les générations futures, ou comme dernier recours en cas de crise grave.

 

Après, la question de savoir si notre état est bien géré est totalement différente (et nous avons malheureusement le même point de vue sur la question !).

 

Il faut s'attendre à un futur très rude avec des pénuries d'énergie, d'eau et de nourriture à grande échelle.

Peut-être qu'à ce moment là, la perspective de polluer l'équivalent de 2 départements français, ou le risque d'avoir 100 000 morts avec un accident nucléaire nous paraitra un moindre mal.

J'espère que l'on en arrivera pas là, mais...

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Un Etat bien géré, justement, doit anticiper les futures pénuries, non pas en se mettant des stocks (forcément limités) de GdS sous le coude, mais en organisant une baisse progressive de la demande en ressources non renouvelables. Il ne s'agit pas de rechercher "plus" de ressources, mais de faire mieux avec moins. Bien réfléchi à l'avance, c'est moins douloureux qu'improvisé dans l'urgence. Mais cela oblige à voir plus loin qu'un mandat électoral et à parler de sujets qui fâchent énormément. Un travail pédagogique gigantesque allant à contre-courant de ce que le bizness libéral nous susurre tout le temps, "choisissez la simplicité, la facilité, toujours plus de consommation, de déchets, de prime à la casse, de produits inutiles mais peints en vert, vite jetés, et surtout ne pensez à rien d'autre qu'à la prochaine émission de télé-connerie qui se moque des politique ou des pipeules". Comment prononcer le mot tabou décroissance sans se faire traiter par tout le monde de démago écolobobo?

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Posez-vous simplement la question suivante : aurais-je envie qu'un industriel vienne à côté de chez moi faire de la prospection avec un risque majeur de polluer les nappes phréatiques et rendre le coin invivable ?

 

Personnellement, la réponse me vient naturellement, et ce n'est pas un éventuel argument de sacrifice pour la "Patrie", pardon, "Nation" en langage plus moderne, qui me fera changer d'avis.

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"Ne pas vouloir savoir" n'est pas une attitude rationnelle.

Je suis assez d'accord ... même si ensuite il sera difficile de freiner les appétits, si un gâteau substantiel était révélé.

 

Je pense quand même que vouloir passer très rapidement du VT au VE rechargé uniquement aux ENR n'est pas possible.

 

Je suis assez sceptique sur la possibilité d'exploiter proprement ces gaz, et cela doit être très dépendant de la nature du sous-sol, de la profondeur, de la présence de nappes phréatiques importantes, etc ... et bien sûr de la méthode employée.

Mais il ne faut pas fermer la porte.

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@triphase

Nous sommes d'accord à 80%.

- Sur les renouvelables, je rêverais d'un scénario type Negawatt.

Mais entre les problèmes de facteur de charge éolien et solaire, et la méthanisation au rendements catastrophiques censée absorber les pics de productions renouvelables, je suis très dubitatif.

- La décroissance, on va se la prendre que ce soit organisé ou subi. On appelle cela aussi une récession, c'est la baisse du PIB. Et quand la richesse globale diminue, tôt ou tard, le financement de la sécu, de l'éducation, du logement, etc diminue aussi. C'est mathématique. Normal que ça ne fasse rêver personne. On préfère penser qu'on peut y échapper.

- On peut faire mieux avec moins, je suis d'accord. Mais il va falloir tailler dans la complexité délirante de l'organisation de notre société, et je ne suis pas sûr que tout le monde soit d'accord. Je vous invite à lire les thèses de J. Tainter à ce sujet.

- Quand aux GdS en réserve, j'ai bien expliqué que c'était pour un cas ou franchement, tout le monde s'en foutra complètement de polluer, caron aura des problèmes autrement plus graves. Le monde à venir n'est pas celui des Bisounours, et avoir une réserve même sale, c'est toujours une réserve.

 

@arnaud v8

Je me suis bien sur posé la question et ma réponse est la même que la votre.

Mais je parlais d'un cas d'urgence ou généralement on ne demande pas l'avis des populations...

Et quand on propose des emplois en échange de pollution, les ouvriers en question n'hésitent pas. Regardez dans toutes les affaires de santé publique ce qu'on fait les syndicats.

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Certes, mais polluer les sols et réserves en eau qui nous nourrissent, j'appelle ça couper la branche sur laquelle on est assis.

Pas de retour en arrière possible pour les nappes polluées, sans compter que les industriels savent très bien gérer le risque majeur, enfin, surtout le risque qu'on leur demande de dépolluer les sites : j'ai l'exemple concret à côté de chez moi avec un centre d'enfouissement de déchets ménagers.

 

Pour ce cas, le centre est implanté dans une zone juste en amont d'un site de captage d'eau potable.

L'industriel assure assumer sa responsabilité en cas de pollution, mais son montage financier dit le contraire : l'exploitant du site est une filiale d'une holding (suisse il me semble, en tout cas hors CE), laquelle filiale a un capital propre ridicule.

En clair, en cas de problème de santé majeur, on abandonne tout, on fait une croix sur le capital de la filiale, qui disparait en emportant sa responsabilité dans sa tombe... et le site reste pollué.

C'est beaucoup plus économique que d'entreprendre une dépollution !

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Malheureusement d'accord.

 

Après, cela dépend toujours de la capacité de l'état à imposer une gestion saine, et à choisir les activités où le risque est contrôlé et éviter celles qui sont trop risquées.

 

On ne peut pas rejeter toute activité sous prétexte que le risque n'est pas nul. Inscrire le principe de précaution dans la constitution est une imbécilité qui place n'importe quelle entreprise sous la menace de poursuites abusives. Une réglementation claire, adaptée et surtout appliquée est beaucoup plus efficace.

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Posez-vous simplement la question suivante : aurais-je envie qu'un industriel vienne à côté de chez moi faire de la prospection avec un risque majeur de polluer les nappes phréatiques et rendre le coin invivable ?

 

A ce propos, je suis tombé l'aut'jour sur ce type de document :

http://www.developpement-durable.gouv.fr/IMG/pdf/Bull-beph_02_2014.pdf

... j'ai été un peu surpris !

 

[edit : en réalité, le document auquel je pensais est précisément cette carte : http://www.developpement-durable.gouv.fr/IMG/pdf/2013_01.pdf ]

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Pas beaucoup le savent. Même lorsque nous sommes propriétaires fonciers, nous n'avons "droit" qu'à la surface. Ce qui est en-dessous appartient à l'Etat. Il en est ainsi dans la plupart des pays du monde, sauf aux USA, où les propriétaires détiennent la "Planète" jusqu'en son centre et peuvent donc faire ce qu'ils veulent de son "contenu".

 

Ceci dit, réactiver d'anciens puits de pétrole, juste parce qu'ils redeviennent un peu rentable, n'est pas encore très méchant!

 

C'est marrant comment "tout le monde" hurle contre le stockage souterrain de déchets nucléaires dans des couches profondes stables et sèches, mais "moins de monde" ne trouve que la fracturation hydraulique et chimique est une forme de destruction et de pollution rapide, définitive et "certaine" de tout notre environnement.

 

Rien que le mot "fracturation" (néologisme fracking in english) sonne comme un acte de violence, une action guerrière de Monsieur Sylvestre (on va tout faire péter...) qui est aux antipodes de nos préoccupations à la recherche de moyens de transport "doux"

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