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Impacts de la situation au proche-orient sur les achats de VE

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Le 13/04/2026 à 14:18, Yves Leperck a dit :

Et à la rentrée, tout le monde (politique) aura les yeux rivés sur 2017...

Moi aussi je préfère regarder le film "Retour vers le futur" que les émissions politiques :D 🤣

Modifié par cornam
Et si on restait concentré sur le sujet ?

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Le 13/04/2026 à 14:18, Yves Leperck a dit :

Reste ceux qui ont choisi d'habiter à 100 bornes de leur taff, pour plein de raisons qu'ils supposent bonnes. Mais il ne faut pas les sur-représenter.

Ça, c'est le genre de petite remarque profondément blessante pour nombre de vos compatriotes qui vivent dans des régions économiquement sinistrés (et dieu si s'il y en a).

 

Par chez moi, faire 80 ou 100km par jour à ses frais pour gagner sa vie, figurez-vous que c'est (hélas) monnaie courante. J'étais très content quand je pouvais aller au boulot à vélo dans mon job précédent. Sauf que la désindustrialisation, l'abandon par les pouvoirs publics de pans entiers du territoire, la concentration de 80 %  des créations d'emplois des 15 dernières années dans une douzaines de grandes zones urbaines, il faut bien comprendre que ça a un coût, social et environnemental :  le chômage, le déclassement, et bien souvent la nécessité de "traverser la rue" pour retrouver un travail. Par chez moi, Pole Emploi vous fait très vite comprendre (et ils sont très persuasifs) que "traverser la rue", c'est un rayon de 1 heure de trajet en voiture, soit 50-60km. C'est évidemment un non-sens économique et environnemental (en plus d'être crevant et devoreur de temps), mais concrètement il n'y a pas d'autre choix. J'ai eu relativement de la chance, j'ai retrouvé du boulot (en plus de 18 mois de recherche d'emploi et payé 20 %  de moins tout de même) à "seulement" 45km et 40mn de chez moi grâce à l'autoroute (tout à mes frais bien sûr). Et ne croyez pas que ça ne concerne que les salariés du privé :  ma soeur a été prof TZR en milieu rural pendant 8 ans, elle était à cheval sur 3 collèges et 2 départements, avec couramment 150km de trajet par jour (indemnisée - ou pas, au bon vouloir de l'inspecteur d'académie - au lance-pierre, à l'époque elle roulait en Logan DCi, imbattable en PRK, maintenant elle a une Zoé).

 

Déménager  ?  Oui pourquoi pas, mais il y a le conjoint, qui va lui aussi devoir démissionner et retrouver un travail, et qui n'a pas forcément envie de partir (ben oui dans un couple les décisions se prennent à deux, enfin je crois). Il faut aussi gérer la perte de valeur du logement à la revente (oui, l'immobilier monte rarement dans les territoires économiquement en perte de vitesse). Et puis zut, j'ai déjà pas mal déménagé dans ma jeunesse, à la cinquantaine j'estime avoir mérité le droit de choisir mon lieu de vie.

 

Se reconvertir  ?  Ici Pole Emploi ne vous aide que dans les 3 domaines en tension dans le bassin d'emploi:  le bâtiment (je me suis gravement blessé une vertèbre sur un chantier il y a 30 ans, je ne peux plus porter de charge, donc merci mais non merci), l'aide aux personnes âgées et la restauration. Quand on a 20 ans d'experience industrielle, super.

 

Bref, ce petit air de "ceux qui résident loin de leur travail le font par convenance personnelle" a un arrière-gout d'ultra-libéralisme assez détestable, surtout pour tous ceux qui se battent et font ces efforts quotidiens pour taffer. Je comprends que face à ce type de discours moralisateur déconnecté des réalités, un nombre croissant de mes concitoyens dans ces situations, de guerre lasse, arrêtent tout simplement de bosser et/ou votent pour des candidats de partis pas très soucieux d'environnement.

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Merci Polaris pour cette mise au point factuelle.

Mais tu oublies aussi un point : déménager, c'est certes quitter son logement, avec les contraintes de perte de valeur (si tu es proprio) et de conjoint. Mais aussi trouver un autre logement, et ça peut être très compliqué quand tu es en précarité professionnelle, encore plus quand tu veux te loger dans ces bassins d'emploi parfois excessivement chers.

Oui, il y a souvent des choix à faire. Mais le yakafokon est trop facile!

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Le 15/04/2026 à 03:28, Polaris a dit :

Ça, c'est le genre de petite remarque profondément blessante pour nombre de vos compatriotes qui vivent dans des régions économiquement sinistrés (et dieu si s'il y en a).

Sauf que la désindustrialisation, l'abandon par les pouvoirs publics de pans entiers du territoire, la concentration de 80 %  des créations d'emplois des 15 dernières années dans une douzaines de grandes zones urbaines, il faut bien comprendre que ça a un coût, social et environnemental

[...]

J'ai régulièrement ce débat avec des collègues qui se posent des questions...

Ma conviction, c'est que nous sommes "programmés" par notre environnement familial et historique. Nous reproduisons pour l'essentiel les comportements que nous avons vécus aux cotés de nos parents, qui nous ont formatés inconsciemment. Ce modèle c'est celui des 30 glorieuses, des années 70-80.

C'est le modèle de la consommation. On appelle ça aussi "le progrès": Machine à laver, lave-vaisselle, pavillon de banlieue, Télé, bagnole ... toujours plus.
Le modèle aujourd'hui, c'est 2 ou 3 télé par logement, 2 ou 3 bagnoles ....
"Tu comprends, Nadège pour aller à la fac, il lui faut une voiture ...." 
On est toujours dans le modèle de l'ultra consommation : "Tu comprends, il me faut un BMW iX3 ou une TMY d'au moins 350 cv pour aller au supermarché demain et chez mémé à 80 km/h le WE prochain".

Tant que nous serons dans ce modèle ultra-consumériste, l'avenir de l'environnement restera sombre, très sombre.

Le truc, c'est que notre "modèle inconscient" forgé dans le sillage des 30 glorieuses n'est plus le bon. Le monde a changé et continue de changer. Et ça (souvent) c'est dur à assimiler.
On déplace le problème du fossile vers l'électron mais on ne change pas fondamentalement de modèle parce qu'on ne veut pas. Et je suis le premier à avoir des difficultés avec ça.

Dans 90% des cas, l'éloignement par rapport au bassin d'emploi, c'est dans une recherche de confort. Encore et toujours. On veut une maison, on veut une chambre pour chaque môme. Dans les années 90, une belle maison faisait 120m2. Aujourd'hui, on veut du 150-160 m2. Et puis souvent une piscine, etc ... Alors on s'enchaine à la banque sur 25 ans pour acheter un tas de brique à 30, 40, 50 voire 80 km du bassin d'emploi au lieu de se contenter d'un appart F3 de 75 m2 à 15mn de tram ou de bus de son boulot. Et on brule du gazout ou de l'électron pour aller bosser tous les jours. C'est le modèle prédominant.

Perso, je refuse de toujours rejeter la faute sur "le système et les pouvoirs publics". Ca fait du bien, ça donne un coupable, ça permet surtout de s'affranchir d'une réflexion sur nos propres choix et décisions. 
Ca me rappelle un cousin, ancien employé d'imprimeur dont l'activité a été délocalisée en Chine, qui est resté 10 ans au chômage en braillant "y doivent me retrouver un boulot dans une imprimerie." Evidemment dans la même ville et au même salaire. Pas un instant il ne s'est posé la question de l'avenir du métier d'imprimeur et à se former à autre chose. Mais il a braillé contre la délocalisation et les patrons. 
Et à l'arrivée, il survit avec le minimum vieillesse maintenant. Et continue de brailler tout en votant aux extrêmes. Je vous laisse deviner quel extrême.

Le changement de modèle, c'est le plus difficile pour l'humain. Une des illustrations les plus fortes c'est ce qui s'est passé à France Telecom / Orange où l'on a dit à des gens "tout ce que vous avez fait depuis 20 ans c'est nul, vous devez dorénavant faire le contraire."
90% des gens ont pu le faire sans trop de douleurs. Certains ont beaucoup souffert, quelques uns en sont arrivés aux situations dramatiques que nous connaissons tous. 

Mais malgré toutes les dénégations, toutes les souffrances, toutes les protestations, le bulldozer avance. On est dans un monde qui est en plein changements, des changements rapides...

Donc, dans un monde où l'énergie devient hors de prix (le Gazout à 2,40 ou le kWh à 0,65 voire 0,80) que doit-on faire ?
Se plaindre ? Protester ? Chouiner des aides ? Chouiner des boucliers fiscaux ? Essayer d'avoir un regard lucide sur le monde et ses changements ? Faire ses propres choix ? Sans forcément suivre la pensée unique ?

Mais on est dans un pays où on compte beaucoup sur le système et les autres avant de se prendre soi-même en main (*).

Alors oui, ça peut paraitre un discours ultra-libéral. Mais tu as beau regarder le monde dans n'importe quels sens, à part 3 tribus amazonienne qui se tiennent à distance de la civilisation occidentale, ben le monde est ultra-libéral. Et encore plus violent qu'on l'imagine généralement ... donc est-ce que nager à contre-courant (en espérant que celui-ci s'inverse) est la bonne solution ?

(*) Un de mes collègues a 2 filles au profil opposé.
La première a décidé de construire sa vie. Prépa, école d'ingé, diplôme, embauchée à 24 ans dans une grosse boite de l'industrie chimique. Salaire de départ 4.000 bruts. 
La seconde 22 ans "cherche sa voie" et "ne veut pas gâcher sa jeunesse". Elle a d'elle même quitté le domicile parental pour évoluer dans un milieu interlope et artistique. Elle se fringue chez Emmaus, se déplace sans payer les transports en commun, bouffe grâce aux restos du coeur ou le secours populaire, loge ici et nulle part ... "En France, on ne te laisse pas mourir de faim".

Modifié par Yves Leperck

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Le 15/04/2026 à 11:59, Yves Leperck a dit :

J'ai régulièrement ce débat avec des collègues qui se posent des questions...

Ma conviction, c'est que nous sommes "programmés" par notre environnement familial et historique. Nous reproduisons pour l'essentiel les comportements que nous avons vécus aux cotés de nos parents, qui nous ont formatés inconsciemment. Ce modèle c'est celui des 30 glorieuses, des années 70-80.

C'est le modèle de la consommation. On appelle ça aussi "le progrès": Machine à laver, lave-vaisselle, pavillon de banlieue, Télé, bagnole ... toujours plus.
Le modèle aujourd'hui, c'est 2 ou 3 télé par logement, 2 ou 3 bagnoles ....
"Tu comprends, Nadège pour aller à la fac, il lui faut une voiture ...." 
On est toujours dans le modèle de l'ultra consommation : "Tu comprends, il me faut un BMW iX3 ou une TMY d'au moins 350 cv pour aller au supermarché demain et chez mémé à 80 km/h le WE prochain".

Tant que nous serons dans ce modèle ultra-consumériste, l'avenir de l'environnement restera sombre, très sombre.

Le truc, c'est que notre "modèle inconscient" forgé dans le sillage des 30 glorieuses n'est plus le bon. Le monde a changé et continue de changer. Et ça (souvent) c'est dur à assimiler.
On déplace le problème du fossile vers l'électron mais on ne change pas fondamentalement de modèle parce qu'on ne veut pas. Et je suis le premier à avoir des difficultés avec ça.

Dans 90% des cas, l'éloignement par rapport au bassin d'emploi, c'est dans une recherche de confort. Encore et toujours. On veut une maison, on veut une chambre pour chaque môme. Dans les années 90, une belle maison faisait 120m2. Aujourd'hui, on veut du 150-160 m2. Et puis souvent une piscine, etc ... Alors on s'enchaine à la banque sur 25 ans pour acheter un tas de brique à 30, 40, 50 voire 80 km du bassin d'emploi au lieu de se contenter d'un appart F3 de 75 m2 à 15mn de tram ou de bus de son boulot. Et on brule du gazout ou de l'électron pour aller bosser tous les jours. C'est le modèle prédominant.

Perso, je refuse de toujours rejeter la faute sur "le système et les pouvoirs publics". Ca fait du bien, ça donne un coupable, ça permet surtout de s'affranchir d'une réflexion sur nos propres choix et décisions. 
Ca me rappelle un cousin, ancien employé d'imprimeur dont l'activité a été délocalisée en Chine, qui est resté 10 ans au chômage en braillant "y doivent me retrouver un boulot dans une imprimerie." Evidemment dans la même ville et au même salaire. Pas un instant il ne s'est posé la question de l'avenir du métier d'imprimeur et à se former à autre chose. Mais il a braillé contre la délocalisation et les patrons. 
Et à l'arrivée, il survit avec le minimum vieillesse maintenant. Et continue de brailler tout en votant aux extrêmes. Je vous laisse deviner quel extrême.

Le changement de modèle, c'est le plus difficile pour l'humain. Une des illustrations les plus fortes c'est ce qui s'est passé à France Telecom / Orange où l'on a dit à des gens "tout ce que vous avez fait depuis 20 ans c'est nul, vous devez dorénavant faire le contraire."
90% des gens ont pu le faire sans trop de douleurs. Certains ont beaucoup souffert, quelques uns en sont arrivés aux situations dramatiques que nous connaissons tous. 

Mais malgré toutes les dénégations, toutes les souffrances, toutes les protestations, le bulldozer avance. On est dans un monde qui est en plein changements, des changements rapides...

Donc, dans un monde où l'énergie devient hors de prix (le Gazout à 2,40 ou le kWh à 0,65 voire 0,80) que doit-on faire ?
Se plaindre ? Protester ? Chouiner des aides ? Chouiner des boucliers fiscaux ? Essayer d'avoir un regard lucide sur le monde et ses changements ? Faire ses propres choix ? Sans forcément suivre la pensée unique ?

Mais on est dans un pays où on compte beaucoup sur le système et les autres avant de se prendre soi-même en main (*).

Alors oui, ça peut paraitre un discours ultra-libéral. Mais tu as beau regarder le monde dans n'importe quels sens, à part 3 tribus amazonienne qui se tiennent à distance de la civilisation occidentale, ben le monde est ultra-libéral. Et encore plus violent qu'on l'imagine généralement ... donc est-ce que nager à contre-courant (en espérant que celui-ci s'inverse) est la bonne solution ?

(*) Un de mes collègues a 2 filles au profil opposé.
La première a décidé de construire sa vie. Prépa, école d'ingé, diplôme, embauchée à 24 ans dans une grosse boite de l'industrie chimique. Salaire de départ 4.000 bruts. 
La seconde 22 ans "cherche sa voie" et "ne veut pas gâcher sa jeunesse". Elle a d'elle même quitté le domicile parental pour évoluer dans un milieu interlope et artistique. Elle se fringue chez Emmaus, se déplace sans payer les transports en commun, bouffe grâce aux restos du coeur ou le secours populaire, loge ici et nulle part ... "En France, on ne te laisse pas mourir de faim".

Je ne comprend pas trop votre raisonnement. Une belle démonstration qui semble dire que le système global ne fonctionne plus et doit être changé, mais la conclusion semble de dire qu'il faut continuer à rester dans le courant...

Je suis un peu largué là...

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Le 15/04/2026 à 20:14, doudous74 a dit :

Je ne comprend pas trop votre raisonnement. Une belle démonstration qui semble dire que le système global ne fonctionne plus et doit être changé

Oui. Sans acceptation de l'idée de la décroissance, l'avenir est très noir.

 

Le 15/04/2026 à 20:14, doudous74 a dit :

mais la conclusion semble de dire qu'il faut continuer à rester dans le courant...

Je suis un peu largué là...

J'admet que c'est un peu confus.
La difficulté est d'arriver à faire accepter l'idée de nécessité de décroissance (le véritable changement) seul vecteur d'espoir à terme.

Mais le "système" préfère transformer la pensée environnementale en défit industriel et s'extasier devant un SUV électrique de 2,5 tonnes en prétendant que c'est l'avenir... parce que ça alimente le système : la sidérurgie vend de l'acier et de l'alu, l'industrie minière vend du cobalt, du lithium, du cuivre, les pétroliers vendent du plastique, les constructeurs font du bénéf, les états prennent 20% de TVA, l'argent circule : les banques ont le sourire. Le "système fonctionne".

Mais si toi tu considères que la vraie démarche environnementale c'est d'une part limiter tes déplacements et de l'autre c'est faire durer ta voiture 20 ou 25 ans tu n'intéresses pas le "système" qui ne te vendra pas d'acier, d'alu, de cobalt, de cuivre, de nickel, de plastique, qui ne fera pas de bénef en te louant ou vendant une voiture, ne génèrera pas de rentrée de TVA ...

 

Et dans 90% des cas, la force du système sera plus forte que tes convictions. 
 

 

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