« Viser un point de bascule à 50 % de parts de marché dès l'année prochaine me semble être une totale illusion statistique. Pour passer de 29 % à 50 %, il faut obligatoirement toucher la classe moyenne inférieure et les ménages modestes. Or, si l'on regarde la réalité des prix actuels du neuf, l'équation financière bloque complètement. Aujourd'hui, l'écart de prix moyen reste un gouffre : le prix moyen d'un thermique neuf tourne autour de 28 000 €, alors que celui d’un électrique neuf frôle les 42 700 €. C'est un surcoût brut de près de 70 % en moyenne. "Oui, mais les citadines comme la ë-C3 ou la R5 tombent à 17 000 € avec le bonus, c'est le prix d'une thermique !" C'est vrai, mais cela ne concerne que les micro-citadines. Dès qu'un ménage moyen cherche un véhicule principal polyvalent (le seul véhicule du foyer, type compacte ou petit SUV pour loger les enfants et partir en week-end), l'écart brut est de 10 000 €. Même avec un bonus de 4 000 €, le reste à charge est de 6 000 € supplémentaires pour l'électrique.