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rv45

La fin du véhicule thermique, on y est enfin dans 10 ans! 2024?

Messages recommandés

Cite nous donc 4 pays ou la pdm de l'elec dépasse les 1% ... Pas la peine des 3 premiers, on les connais, Norvège en tête. La part de l'elec est anecdotique partout ds le monde ...malheureusement ...

Regarde toi meme

http://ev-sales.blogspot.fr

Justement, ils sont où tes pays avec plus de 1% de pdm ??

 

Voilà pour l'Europe http://translate.google.fr/translate?hl=fr&sl=en&u=http://ev-sales.blogspot.com/&prev=/search%3Fq%3Dev%2Bsales%26client%3Dsafari%26hl%3Dfr

 

Mais il n'y a pas que l'Europe qui commande des VE

 

Puis que je te dis qu'il y a la république de Californie

Mais aussi le japon

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ok alors on recommence ...

j'utilise justement ton lien ...

déjà de quoi parle t'on ? Moi de pure élec ... déjà ...

Mais soyons fous ! Acceptons aussi les PHEV !

Résultat: 3 pays: Norvège (16%), Pays bas (3.1%) et Suède (1.7%)

Bon, alors que dire du pure élec ... il ne reste que la Norvège au dessus du 1% ...

et les autres ?

En vrac, toujours avec PHEV: US 0.60%, DE 0.32%, FR 0.57% (0.4% en pure elec), Japon 0.6%, etc ...

ah si, autant pour moi, on a retrouvé le 4e !! L'islande avec 1.1% !! et 40 VE vendus, houhou !

Bon, on est d'accord, je me moque gentiment, mais c'est la réalité. Dire que ça peut décoller rapidement, ok, mais dire que ça a déjà décollé, dsl, mais non ! Mis à part la Norvège, ça progresse, certes, mais pas à un rythme extraordinaire, alors arrêtons de se réjouir pour ~26000VE+PHEV (dont ~13000VE pur) /mois face aux plus de 6.5 millions de thermique purs ...

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Bon alors il te faut un 4 eme pays européen qui dépasse les 1% de part de marche pour être heureux

 

http://translate.google.fr/translate?hl=fr&sl=en&u=http://ev-sales.blogspot.com/&prev=/search%3Fq%3Dev%2Bsales%26client%3Dsafari%26hl%3Dfr

 

Tu vas quand même pas me dire que ce pays est trop petit où alors il faut que j'attende encore quelques jours pour en avoir encore un autre

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Nous considérons que c’est l’offre en bornes qui créera la demande en voitures électriques. Et je rappelle qu’acheter un tel véhicule, c’est défendre l’industrie française, puisque nous nous imposons comme le leader mondial sur ce segment grâce à Renault et à Nissan.

 

http://ev-sales.blogspot.fr/search/label/World

 

Je ne savais pas que Nissan fabriquait en France et particulièrement leurs électriques qui sont entre autre fabriquer en Espagne et UK.

 

Quand Renault il est très loin d'être leader malheureusement. Mais si cela permet qu'il le devienne, je veux bien les bornes en 2014

 

J'ai entendu parler ce matin sur télé matin de la possibilité d'un malus de 500 € sur le diesel pour favoriser l'essence qu'ils disent cela m'agace plutôt que dire pour favoriser l'électrique avec un bonus à 8000€

 

Et avec un petit rattrapage sur le gazole avec en compensation par un abonnement EDF préférentiel pour les propriétaires de VE.

 

Mais on est pas le 1 er avril.

 

Oui la voiture électrique la plus vendu en France est française la Zoé et c'est il y a un an qu'il aurait été nécessaire de donner un coup de pousse.

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Ah! Enfin le solution au problème du véhicule diesel serait non pas le véhicule essence mais la révolution de la voiture électrique J'ai cru que cette évidence ne toucherait jamais nos bons pensants.

Nous attendons maintenant les actes puisque c'est notre ministre de l'environnement qui le dit

 

http://www.goodplanet.info/actualite/2014/05/09/pour-royal-la-reponse-au-diesel-passe-par-la-voiture-electrique/?utm_source=feedburner&utm_medium=email&utm_campaign=Feed%3A+Goodplanetinfo+%28Les+Dépêches+GoodPlanet.info+%29

 

Paris (AFP) – La ministre de l’Ecologie, Ségolène Royal, a déclaré vendredi que les grandes villes devaient « donner l’exemple » pour accélérer la « révolution de la voiture électrique » qui, selon elle, constitue la vraie réponse au problème du diesel.

 

« Mon souhait est que lorsque quelqu’un voudra changer une vieille voiture diesel, il puisse s’acheter une voiture électrique », a indiqué Mme Royal, en marge d’un déplacement sur les perturbateurs endocriniens, à Paris.

 

Plutôt que de passer par une voiture essence moins polluante, « je préfère qu’on passe tout de suite à l’étape suivante », a-t-elle insisté.

 

Inciter plutôt que renchérir le prix du diesel, a souligné Mme Royal. Elle s’est en effet montrée très réticente à l’idée d’augmenter la taxe sur ce carburant qui bénéficie d’un avantage fiscal.

 

« Quand on a encouragé pendant des années le diesel, quand on a des millions de familles qui roulent au diesel, des millions de travailleurs qui vont au travail avec leurs voitures diesel, ce n’est pas du jour au lendemain qu’on peut les punir parce qu’ils ont fait ces choix et qu’ils n’ont pas d’argent pour remplacer leurs voitures », a-t-elle dit.

 

« Il faut faire très attention, dans le bon équilibre des choses et dans le respect du pouvoir d’achat des gens », a-t-elle ajouté.

 

Pour Ségolène Royal, « la révolution de la voiture électrique se fera beaucoup plus rapidement (…) si les grandes villes donnent l’exemple ». Elle les a appelées à leur « donner un avantage », comme le stationnement gratuit et la possibilité de rouler dans les couloirs de bus en cas d’embouteillages, mais aussi à « aider financièrement » les taxis à acheter des véhicules électriques et convertir la flotte de bus municipaux.

 

« Tous les bus dans Paris devraient être électriques », a-t-elle estimé. « Il n’y a aucune raison que ça traîne autant », a ajouté la ministre, soulignant que les villes n’avaient pas besoin de l’aide de l’Etat pour opérer la révolution électrique.

 

La ministre a aussi appelé les constructeurs automobiles à faire « beaucoup plus d’efforts sur la voiture électrique pour en baisser le prix ».

 

- See more at: http://www.goodplanet.info/actualite/2014/05/09/pour-royal-la-reponse-au-diesel-passe-par-la-voiture-electrique/?utm_source=feedburner&utm_medium=email&utm_campaign=Feed%3A+Goodplanetinfo+%28Les+D%C3%A9p%C3%AAches+GoodPlanet.info+%29#sthash.NYEfF6Vv.dpuf

 

Inciter comment en augmentant le bonus du VE et un malus pour le diesel en rendant les bornes obligatoire en interdisant les bus thermiques en rendant obligatoire les taxis electriques une taxe sur les publicités des véhicules thermiques, les taxes normalement on aimes bien en France

 

Où tous simplement adopter ce qui marche pour le véhicule électrique en Norvège: carburant cher et taxe sur le VE faible l'un compensant l'autre et réseau de recharge existant. C'est simple, efficaces et, ils ne jouent pas aux bisounourses eux

 

Il n'y a pas que dans les villes que l'on respire plus, il suffit malheureusement de rouler derrière n'importe quel véhicule diesel. Demander tous les insuffisants respiratoires du aux microparticules. vous savez les 42 000 personnes qui meurent chaque année en France comme nous le répète sans arrêt l'OMS. Je vous assure pour eux le véhicule électrique n'est pas trop cher, il est souvent trop tard

 

Vive la révolution des véhicules électriques.

 

Demain je passe au robot tondeuse électrique.

 

Dernière info:

 

Dans le même temps, Nissan aurait annoncé en marge du salon de Pékin une augmentation de l’autonomie de la LEAF. En 2017, elle passerait à presque 300 km et ce grâce à de nouvelles batteries. Source ici

http://www.aveq.ca/1/post/2014/05/nissan-dbute-la-production-de-son-env-200.html

Ses annonces sont de plus en plus récurrentes même si c'est en 2017.

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Tiens, tiens, en même temps que la sortie de l'ex Model E !

 

Pour la tondeuse robot, il faudra aussi prévoir des aides !

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Pour les aides de la tondeuse électrique je vais demander a mes voisins. C'est silencieux pour eux le robot tondeuse.

 

Des idées pour nos gouvernements qui en ont bien besoin pour développer en France le VE.

 

=> Exemption de taxes sur les véhicules électriques prolongée pour 3 ans

 

Le Ministre de l'environnement, Mr KS Wong a annoncé une prolongation de 3 ans de l'exemption de taxes pour les véhicules électriques. Mise en place en 1994, cette mesure vise à promouvoir la mise en circulation de véhicules électriques.

 

Source http://www.bulletins-electroniques.com/actualites/75801.htm

 

Le carburant cher que ce soit l'essence et le diesel c'est la recette Canadienne et en plus au Québec les rassemblement Géant.

 

Bref, l’événement BRANCHEZ-VOUS 2014 / RECORD GUINNESS et la hausse du prix de l’essence (1,53$ le litre) ont eu un effet direct sur cette fièvre du printemps électrique!

 

Source http://roulezelectrique.com/exclusif-un-record-un-ajout-de-167-volt-au-quebec-en-avril/

 

En sommes deux solutions utiliser en Norvège, le pays sortant du thermique.

 

Faire croire que le carburant ne doit pas augmenter est une très belle supercherie, alors que l'électricité augment fortement.

 

Avec la parité € dollars ne restera peut être pas a ce niveau. Ce qui maintient artificiellement les prix du carburant faible dans la 'CEE mais pas les cas au Canada où en Norvège entre autres. Nous avons une vision fausse des prix du pétrole qui est lui en dollars.

 

On prend du retard dans les bonnes décisions et la préparation de l'avenir. Il faut donner une vision claire sur les coûts des énergies comme on l'a fait pour l'électricité, une vision a trois ans voir a 5 ans comme cela la population ne sera pas pris a dépourvu! Dans 5 ans il y aura bien un gros choc pétrolier mais on se voile la face en france

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De toutes les manières on sera contrains un jour où l'autre a abandonner nos VT, alors autant commander des VE tous de suite

 

Si dans quelques mois on nous interdit de rouler dans les hypers centre-villes où en circulation alterne il faut être fou pour acheter un VT aujourd'hui. Ils seront invendable dans 10 ans.

 

Rdv dans dix ans puisque tu sembles adepte de la méthode Coué, mais je crains que les actuels VE soient bcp plus invendables dans dix ans que les VT...

Et dans les hyper centre ville, je circule bcp mieux avec mon Urban arrow qu'avec n'importe quel VE.

Le tout électrique sans générateur, je n'y crois pas vraiment, car on ne sait pas stocker l'électricité de manière correcte. L'électrique avec un générateur oui. Mais plutôt avec un moteur diesel qu'avec un moteur essence (d'autant plus qu'on sait faire avec des locomotives depuis très longtemps, et pour des questions de consommation) ou mieux, avec une pile à combustible.

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Lorsque une personne ordonne de massacrer des centaines de personnes, on parle d'un crime contre l'humanité.

 

Lorsque 40 millions de citoyens sont passivement responsables de la mort de 42000 personnes de plus chaque année, on parle... du prix du gasoil qui est trop cher.

 

Diluez une responsabilité, et elle devient une fatalité voire même la faute des victimes (n'avaient qu'à pas respirer). Un peuple tout entier qui veut rouler au meilleur prix, c'est pire qu'un dictateur qui balance des armes chimiques sur une partie de sa population.

 

Je me suis déjà fâché avec pas mal de gens en essayant d'expliquer cela. Le déni de responsabilité, une valeur durable chez nous...

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Je suis déjà converti à l'électrique, j'ai remplacé ma 208 HDI par une Smart ED il y a 6 mois. Et j'en suis très content.

 

MAIS IL FAUT QUAND MËME RETABLIR UNE VERITE !!!

Les voitures commercialisées actuellement, ce sont les essences qui polluent plus que les diesels !!!!!!!

Il est vrai que les diesel sans FAP polluaient beaucoup.

Mais maintenant ce n'est plus le cas. Les Diesels répondant aux futures normes EURO 6 et même EURO 5 ne rejettent pas plus de particules que les essences, et de moins en moins de NOx, moins de CO2 que les essences.

Seuls les Diesels sans FAP rejettent plus de particules que les essences (beaucoup plus même).

Faut pas mettre les vieux mazouts dans le même panier que les diesels injection direct à FAP modernes !!!!

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sauf que c une bombe à retardement ton FAP. Que va-t-il se passer quand dans 10ans, on te demandera 2000€ pour le changer ? Bcp ne vont pas hésiter et faire enlever le leur, surtout que même usagé, ça coute ds les 200 à 500€ au cours actuel du platine qui explose ... Bon, après le controle technique est là pour empêcher ça, normalement, non ?

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et qu'est ce qui est rejeté lors d'une régénération du FAP ?

Quelqu'un aurait il les mesures faites lors de ce haut régime moteur durant plusieurs minutes ?

Les particules arrêtées par le FAP, il faut bien qu'elles aillent quelque part lors de cette régénération ? Non ?

Perso j'imagine facilement que les particules sont rebrûlées, donc deviennent encore plus petites et .. Et après ?

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ben, ensuite ça passe ds le second FAP ! Tu sais, le tien, communément appelé FAP en médecine pour Filtre Alvéo-Pulmonaire ! Là ton système immunitaire les attaque pour les rejeter ... sauf si bien sûr elle sont trop petites ... et là, bon, ben c'est au suivant, tu sais le CUL pour Cellular Ultimate Line (membrane cellulaire ultime en Français), dans ton cul pour un cancer quoi ...

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Oui, tu as les mêmes réponses que moi aux questions que j'ai posées.

Et les pro-diesel, quelles réponse apportent ils ?

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après quand on voit ça:

http://www.autonews.fr/ecologie/162873-particules-essence-diesel/

on peut se dire:

1/ ah, ah ! Avec leur futur FAP même les essences modernes à faible conso et injection directe haute pression seront libérées de leur particules !

2/ le moteur thermique va ds ses derniers retranchements avec toujours plus de complexité pour tenter de limiter ses émissions, sauf qu'on ne fait que déplacer le pb vers le cout s’entretient exorbitant !

3/ côté VE, pas tant de bazard, 0 particules et puis c tout !

D/ la réponse D ...

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Et bien finalement l'explosion du VE pourrait bien arrivé très rapidement pour la raison la plus simple du monde celle que nous savons tous et que nous faisons semblant de ne pas voir.

 

Mais quand c'est l'AIE l'agence internationale de l'Energie qui s'inquiète ouvertement avec une date celle de la fin de l'année 2014 on ne rigole plus. Certains feront toujours la politique de l'autruche où nous dirons que ce n'est pas de leur faute.

 

Je vous soumet donc deux articles:

 

Le premier sur la baise de production des 5 majors du pétrole au 1er trimestre pour des raisons encore une fois bien évidentes.

 

Et le deuxième l'article des échos d'hier matin sur l'inquiétude de l'AIE pour la production pétrolière en fin d'année.

 

C'est les norvégien qui doivent bien rigoler

 

 

http://www.boursorama.com/actualites/les-resultats-de-total-en-baisse-au-1er-trimestre-7af7120906abdbdeb2fbc707fc99c165

 

Hausse des coûts d'exploitations, pour trouver un pétrole de plus en plus rare, de plus en plus cher et de plus en plus sale.

 

Ce n'est que la continuité de 2013 mais combien de personnes en ont conscience

 

Nouvelle chute en 2013 de la production de brut des « majors », désormais contraintes à désinvestir

Les profits s'effritent, tandis que les coûts d'extraction continuent à grimper, inexorablement. L'ex-n°2 du pétrole saoudien réitère le pronostic d'un déclin de la production mondiale de brut avant la fin de la décennie.

 

image_128.jpg

 

Le total de la production de pétrole des cinq principales compagnies pétrolières internationales (Exxon, Shell, Chevron, BP et Total : les "majors") a connu à nouveau un repli en 2013, pour la neuvième année depuis le pic de 2004, ai-je constaté :

 

Cela commence à ressembler diablement à une "tendance lourde". Fatidique ?

 

Les rapports annuels des majors, publiés en février, rendent tous compte de la poursuite du fléchissement de nombreuses zones d'extraction, en dépit d'un effort d'investissement colossal et sans précédent.

 

La production de brut totale des cinq majors a reculé de 2,05 % en 2013, ce qui porte le déclin à 27,35 % depuis le pic de 2004. Au cours de ces neuf dernières années, pourtant, les dépenses d'investissement de capital (Capex) des grandes compagnies pétrolières internationales ont presque triplé !

 

Toujours plus d'engrais, pourtant les récoltes sont de plus en plus mauvaises.

 

Les cinq majors, tout comme les autres grandes compagnies pétrolières internationales, ont dopé comme jamais leurs investissements. Leur but : courir sans cesse plus vite sur le tapis roulant du déclin naturel de leurs puits. Elles n'en ont pas moins continué à céder du terrain :

 

Production de brut et dépenses de capital (Capex) des 11 principales compagnies pétrolières cotées.

 

Le repli historique de la production pétrolière des majors, révélé sur ce blog il y a un an, ne concerne au total que près d'un dixième de la production mondiale de brut. Ce repli n'en est pas moins significatif : les majors disposent de la meilleure expertise technique du monde, ainsi que des capacités d'investissement les plus massives, hormis celles des toutes premières compagnies nationales de l'Opep. Les majors figurent toujours parmi les plus riches compagnies privées de la planète, tous secteurs d'activités confondus.

 

La Royal Dutch Shell et le français Total ont encaissé en 2013 les reculs les plus importants : respectivement - 5,6 % et - 4,3 %. Seule la plus grande des majors, l'américaine ExxonMobil, fille aînée de la Standard Oil, a pu interrompre l'hémorragie (amorcée, dans son cas, en 2006), avec une progression modeste de 0,8 % de ses extractions d'or noir l'an dernier, due en premier lieu au développement de l'exploitation des sables bitumineux du Canada.

 

BP est la compagnie dont la production de brut s'est de loin le plus affaissée au cours de la dernière décennie. Cette chute est pour beaucoup la conséquence du désengagement du consortium russe TNK-BP, établi en 2003.

 

Toutefois, cette "parenthèse" russe de BP mise à part, la chute de la production des majors reste encore de 24,5 % en onze ans, de 10,36 millions de barils par jour (Mb/j) en 2002 à 7,82 Mb/j en 2013.

 

L'effondrement de la production des plus grandes compagnies internationales est avant tout causé par l'épuisement naturel de plusieurs importantes zones pétrolifères dans lesquelles les majors restent lourdement engagées. La mer du Nord figure au premier rang de ces zones entrées depuis plus de dix ans en rapide déclin structurel. Ailleurs, les contrats dits "de partage de production", qui réservent une part croissante des extractions aux pays hôtes lorsque les cours du baril augmentent, ont contribué à amplifier le recul des extractions des majors ; ces contrats semblent néanmoins loin de permettre d'expliquer l'ampleur du phénomène.

 

Créées il y a près d'un siècle, les majors n'ont jamais été dans pareille situation, pour l'heure apparemment inextricable. Leur impasse pourrait préfigurer un phénomène séculaire de bien plus vaste ampleur.

 

L'année 2014 semble d'ores et déjà marquer un tournant :

 

Exxon, Shell, Chevron, BP et Total viennent toutes peu ou prou de s'engager pour les années à venir dans des stratégies assez similaires de désinvestissement, autrement dit d'élagage de leurs productions les moins rentables. Les majors n'ont pas d'autre choix, puisque leurs profits tendent à chuter, pris en sandwich entre un déclin de leurs extractions et des coûts de production toujours plus élevés.

 

Cercle vicieux. "Les compagnies de Big Oil peine à justifier le coût croissant de leurs projets", titrait récemment le Wall Street Journal, assénant en sous-titre :

 

"Chevron, Exxon et Shell ont investi plus de 120 milliards de dollars en 2013 pour booster leurs extractions de pétrole et de gaz, mais la production est en baisse."

 

La course sur le tapis roulant se complique : elle devient une course de funambules. Après neuf années d'effritement de sa production de brut, le groupe Total (première entreprise de l'Hexagone) assure maintenant être sur le point d'inverser la tendance, après cependant avoir promis à ses actionnaires de réduire le montant devenu vertigineux de ses investissements...

 

La production mondiale totale d'or noir, elle, continue de croître lentement, en premier lieu à cause du développement des pétroles non-conventionnels et extrêmes, et en particulier grâce au boom du pétrole de schiste* aux Etats-Unis, dans lequel de petits producteurs américains indépendants (et non les majors) se sont taillés la part du lion.

 

[* Pétrole ou gaz "de roche-mère", à plus proprement parler.]

 

Sans les quelque 1,5 Mb/j fournis par le pétrole de roche-mère du Texas et du Dakota du Nord, la production mondiale de pétrole serait de retour à son niveau de 2005.

 

Chevron a fait savoir début mars qu'elle révisait à la baisse ses objectifs de production pour les années prochaines, précisément à cause d'un ralentissement de ses investissements dans le pétrole et le gaz de roche-mère américains. Shell vient de même d'annoncer une réduction de 20 % de ses investissements dans les hydrocarbures de roche-mère.

 

Un arrêt du boom du pétrole de roche-mère serait un fort mauvais symptôme pour l'évolution future de la production mondiale de brut.

 

Les diagnostics pessimistes sur l'avenir de ce boom, émanant notamment de l'administration Obama, semblent en passe de ternir l'enthousiasme affiché jusqu'ici par la presse économique. Florilège de titres d'articles parus au cours des dernières semaines :

 

agence Bloomberg | "Le rêve de l'indépendance pétrolière américaine s'écrase contre les coûts du schiste" ; Forbes | "Pourquoi le boom du pétrole de schiste américain pourrait s'arrêter plus tôt que vous le croyez" ; Christian Science Monitor | "Que se passera-t-il quand le boom du schiste finira ?"

 

Même si les experts optimistes demeurent nombreux, il semble qu'il y ait comme un changement d'ambiance, allez savoir pourquoi.

 

Pour ce qui concerne l'imminence du pic pétrolier mondial, le dernier pronostic de l'un des plus éminents lanceurs d'alerte, Sadad al-Husseini, ancien vice-président de la compagnie pétrolière nationale saoudienne (interrogé plusieurs fois ici), laisse peu de place au doute.

 

 

 

Le dr. Sadad al-Husseini, ancien vice-président de la Saudi Aramco, détentrice des plus vastes réserves d'or noir au monde.

Au sujet du "plateau" situé autour de 84 Mb/j sur lequel se maintient plus ou moins la production mondiale depuis 2005 (celle-ci a atteint 86 Mb/j en 2013), l'ex-responsable de l'exploration et du développement [corr.] de la Saudi Aramco indique dans une récente interview :

 

"Le plateau pétrolier peut à l'heure actuelle être grossi par 1 à 2 Mb/j de pétroles non-conventionnels à coûts élevés, mais tous les analystes majeurs considèrent cela comme plus ou moins transitoire. Le plateau lui-même reste une réalité, et malheureusement, il est toujours improbable que sa durée s'étende au-delà de la fin de cette décennie."

 

Sadad al Husseini poursuit :

 

"Mon scénario de base pour le prix du brut [en dollars constants] se situe toujours entre 105 et 120 dollars le baril, avec un plancher de volatilité à 95 dollars et une pointe plus probable à 140 dollars le baril d'ici à 2016/2017."

 

Ensuite, que le plateau s'étende ou pas "au-delà de la fin de cette décennie", c'est toujours l'in-con-nu.

 

image_425.jpg

 

 

D'un côté la baisse de production des 5 majors et de l'autre une augmentation de la consommation fin 2014. C'est un épisode douloureux qui s'annonce.

 

On a le choix si j'ai bien compris entre tension sur les prix où pénurie à moins que cela soit les deux?

 

En tous cas dernière alerte cette année 2014 avant de passer dans le dure.

 

http://www.lesechos.fr/entreprises-secteurs/energie-environnement/actu/0203500351810-petrole-l-aie-s-inquiete-pour-la-production-sur-la-fin-de-l-annee-671347.php

 

Pétrole : l'AIE s'inquiète pour la production sur la fin de l'année

Par Anne Feitz | 16/05 | 06:00

Télécharger le PDF

L'Agence internationale de l'énergie a revu à la hausse ses prévisions de consommation pour 2014.

L'Opep devra augmenter sa production pour satisfaire la demande.

 

Y aura-t-il assez de pétrole pour satisfaire la demande cette année ? C'est la question que pose l'Agence internationale de l'énergie (AIE) dans son dernier rapport mensuel, paru hier, mettant clairement la pression sur l'Opep pour qu'elle augmente sa production sur la fin de l'année. Le bras armé de l'OCDE pour l'énergie, qui défend les intérêts des pays consommateurs, a en effet revu à la hausse ses prévisions de consommation sur l'année : la demande mondiale devrait atteindre 92,8 millions de barils par jour (Mb/j) cette année (65.000 de plus que prévu le mois dernier, et 1,32 million de plus qu'en 2013), un nouveau record historique. Car les Etats-Unis, l'Allemagne, le Royaume-Uni et le Japon ont consommé plus que prévu au premier trimestre. Par ailleurs, si la consommation en Chine n'a pas particulièrement augmenté, ses importations ont, elles, flambé en avril, laissant penser que le pays est en train de remplir ses stockages.

L'Opep devra produire 30 millions de Mb/j

Pour satisfaire cette demande en hausse, l'Opep devra augmenter sa production à 30 millions de barils par jour en moyenne sur l'année, le niveau de son plafond actuel, note l'AIE. Car les pays hors Opep ne seront pas capables de compenser, compte tenu notamment des tensions observées au Soudan du Sud ou en Colombie, ou encore du nouveau retard pris par le projet géant de Kashagan, au Kazakhstan, qui ne devrait pas recommencer à produire avant l'an prochain.

En avril, l'Opep a réussi à produire 29,9 Mb/j, grâce à l'Irak, l'Arabie saoudite, le Koweït et l'Algérie. Mais au troisième trimestre, il faudrait produire encore 900.000 b/j supplémentaires pour satisfaire aux pics de consommations prévus sur cette période. « Si l'Opep a largement des capacités de production nécessaires, il reste à savoir si elle sera capable de surmonter les obstacles qui ont affecté certains de ses membres récemment », écrit l'AIE.

La situation en Libye, dont les exportations sont restées bloquées pendant des mois par des rebelles séparatistes, est toujours instable malgré un accord entre les rebelles et le gouvernement. Le Nigeria ou l'Angola ont aussi subi des problèmes techniques, tandis que la sécurité reste une question ouverte en Irak.

L'Arabie saoudite, qui dispose d'importantes capacités de production inutilisée, joue traditionnellement un rôle de tampon (« swing producer »). Mais l'Opep n'a pas prévu de relever son plafond de production lors de sa prochaine réunion, le 11 juin, rappelle l'AIE...

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D'ailleurs, certains de cette trempe ont déjà des idées d'investissement diversifié...Sheikh Hamad Bin Hamdan Al Nahyan (famille royale d'Abu Dhabi) est financeur de l'un des candidats repreneurs de Mia Electric. Quand on connait ses centres d'intérêts, on peut penser que l'après pétrole, on y est déjà.

Voir http://en.wikipedia.org/wiki/Hamad_bin_Hamdan_Al_Nahyan

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Et pourtant la consommation française ne baisse toujours pas!

 

Nous concitoyens sont ils bien informés? J en doute? Quand on l'aise croire au il ne faut pas augmenter le prix du gasoil.

 

C est pas notre président normal qui fait le prix du pétrole!

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D'ailleurs, certains de cette trempe ont déjà des idées d'investissement diversifié...Sheikh Hamad Bin Hamdan Al Nahyan (famille royale d'Abu Dhabi) est financeur de l'un des candidats repreneurs de Mia Electric. Quand on connait ses centres d'intérêts, on peut penser que l'après pétrole, on y est déjà.

Voir http://en.wikipedia.org/wiki/Hamad_bin_Hamdan_Al_Nahyan

 

tu parles d'un candidat motive quand on sait que toutes les offres ont ete refusées...

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D'ailleurs, certains de cette trempe ont déjà des idées d'investissement diversifié...Sheikh Hamad Bin Hamdan Al Nahyan (famille royale d'Abu Dhabi) est financeur de l'un des candidats repreneurs de Mia Electric. Quand on connait ses centres d'intérêts, on peut penser que l'après pétrole, on y est déjà.

Voir http://en.wikipedia.org/wiki/Hamad_bin_Hamdan_Al_Nahyan

 

désolé pour le HS, mais Cline, j'essaye de vous contacter, mais pas moyen, j'ai envoyé un MP au sujet d'une 106 lithiumisée. Merci de me répondre !

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Et bien finalement l'explosion du VE pourrait bien arrivé très rapidement pour la raison la plus simple du monde celle que nous savons tous et que nous faisons semblant de ne pas voir.

 

Mais quand c'est l'AIE l'agence internationale de l'Energie qui s'inquiète ouvertement avec une date celle de la fin de l'année 2014 on ne rigole plus. Certains feront toujours la politique de l'autruche où nous dirons que ce n'est pas de leur faute.

 

Je vous soumet donc deux articles:

 

Le premier sur la baise de production des 5 majors du pétrole au 1er trimestre pour des raisons encore une fois bien évidentes.

 

Et le deuxième l'article des échos d'hier matin sur l'inquiétude de l'AIE pour la production pétrolière en fin d'année.

 

C'est les norvégiens qui doivent bien rigoler

 

 

http://www.boursorama.com/actualites/les-resultats-de-total-en-baisse-au-1er-trimestre-7af7120906abdbdeb2fbc707fc99c165

 

Hausse des coûts d'exploitations, pour trouver un pétrole de plus en plus rare, de plus en plus cher et de plus en plus sale.

 

Ce n'est que la continuité de 2013 mais combien de personnes en ont conscience

 

Nouvelle chute en 2013 de la production de brut des « majors », désormais contraintes à désinvestir

Les profits s'effritent, tandis que les coûts d'extraction continuent à grimper, inexorablement. L'ex-n°2 du pétrole saoudien réitère le pronostic d'un déclin de la production mondiale de brut avant la fin de la décennie.

 

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Le total de la production de pétrole des cinq principales compagnies pétrolières internationales (Exxon, Shell, Chevron, BP et Total : les "majors") a connu à nouveau un repli en 2013, pour la neuvième année depuis le pic de 2004, ai-je constaté :

 

Cela commence à ressembler diablement à une "tendance lourde". Fatidique ?

 

Les rapports annuels des majors, publiés en février, rendent tous compte de la poursuite du fléchissement de nombreuses zones d'extraction, en dépit d'un effort d'investissement colossal et sans précédent.

 

La production de brut totale des cinq majors a reculé de 2,05 % en 2013, ce qui porte le déclin à 27,35 % depuis le pic de 2004. Au cours de ces neuf dernières années, pourtant, les dépenses d'investissement de capital (Capex) des grandes compagnies pétrolières internationales ont presque triplé !

 

Toujours plus d'engrais, pourtant les récoltes sont de plus en plus mauvaises.

 

Les cinq majors, tout comme les autres grandes compagnies pétrolières internationales, ont dopé comme jamais leurs investissements. Leur but : courir sans cesse plus vite sur le tapis roulant du déclin naturel de leurs puits. Elles n'en ont pas moins continué à céder du terrain :

 

Production de brut et dépenses de capital (Capex) des 11 principales compagnies pétrolières cotées.

 

Le repli historique de la production pétrolière des majors, révélé sur ce blog il y a un an, ne concerne au total que près d'un dixième de la production mondiale de brut. Ce repli n'en est pas moins significatif : les majors disposent de la meilleure expertise technique du monde, ainsi que des capacités d'investissement les plus massives, hormis celles des toutes premières compagnies nationales de l'Opep. Les majors figurent toujours parmi les plus riches compagnies privées de la planète, tous secteurs d'activités confondus.

 

La Royal Dutch Shell et le français Total ont encaissé en 2013 les reculs les plus importants : respectivement - 5,6 % et - 4,3 %. Seule la plus grande des majors, l'américaine ExxonMobil, fille aînée de la Standard Oil, a pu interrompre l'hémorragie (amorcée, dans son cas, en 2006), avec une progression modeste de 0,8 % de ses extractions d'or noir l'an dernier, due en premier lieu au développement de l'exploitation des sables bitumineux du Canada.

 

BP est la compagnie dont la production de brut s'est de loin le plus affaissée au cours de la dernière décennie. Cette chute est pour beaucoup la conséquence du désengagement du consortium russe TNK-BP, établi en 2003.

 

Toutefois, cette "parenthèse" russe de BP mise à part, la chute de la production des majors reste encore de 24,5 % en onze ans, de 10,36 millions de barils par jour (Mb/j) en 2002 à 7,82 Mb/j en 2013.

 

L'effondrement de la production des plus grandes compagnies internationales est avant tout causé par l'épuisement naturel de plusieurs importantes zones pétrolifères dans lesquelles les majors restent lourdement engagées. La mer du Nord figure au premier rang de ces zones entrées depuis plus de dix ans en rapide déclin structurel. Ailleurs, les contrats dits "de partage de production", qui réservent une part croissante des extractions aux pays hôtes lorsque les cours du baril augmentent, ont contribué à amplifier le recul des extractions des majors ; ces contrats semblent néanmoins loin de permettre d'expliquer l'ampleur du phénomène.

 

Créées il y a près d'un siècle, les majors n'ont jamais été dans pareille situation, pour l'heure apparemment inextricable. Leur impasse pourrait préfigurer un phénomène séculaire de bien plus vaste ampleur.

 

L'année 2014 semble d'ores et déjà marquer un tournant :

 

Exxon, Shell, Chevron, BP et Total viennent toutes peu ou prou de s'engager pour les années à venir dans des stratégies assez similaires de désinvestissement, autrement dit d'élagage de leurs productions les moins rentables. Les majors n'ont pas d'autre choix, puisque leurs profits tendent à chuter, pris en sandwich entre un déclin de leurs extractions et des coûts de production toujours plus élevés.

 

Cercle vicieux. "Les compagnies de Big Oil peine à justifier le coût croissant de leurs projets", titrait récemment le Wall Street Journal, assénant en sous-titre :

 

"Chevron, Exxon et Shell ont investi plus de 120 milliards de dollars en 2013 pour booster leurs extractions de pétrole et de gaz, mais la production est en baisse."

 

La course sur le tapis roulant se complique : elle devient une course de funambules. Après neuf années d'effritement de sa production de brut, le groupe Total (première entreprise de l'Hexagone) assure maintenant être sur le point d'inverser la tendance, après cependant avoir promis à ses actionnaires de réduire le montant devenu vertigineux de ses investissements...

 

La production mondiale totale d'or noir, elle, continue de croître lentement, en premier lieu à cause du développement des pétroles non-conventionnels et extrêmes, et en particulier grâce au boom du pétrole de schiste* aux Etats-Unis, dans lequel de petits producteurs américains indépendants (et non les majors) se sont taillés la part du lion.

 

[* Pétrole ou gaz "de roche-mère", à plus proprement parler.]

 

Sans les quelque 1,5 Mb/j fournis par le pétrole de roche-mère du Texas et du Dakota du Nord, la production mondiale de pétrole serait de retour à son niveau de 2005.

 

Chevron a fait savoir début mars qu'elle révisait à la baisse ses objectifs de production pour les années prochaines, précisément à cause d'un ralentissement de ses investissements dans le pétrole et le gaz de roche-mère américains. Shell vient de même d'annoncer une réduction de 20 % de ses investissements dans les hydrocarbures de roche-mère.

 

Un arrêt du boom du pétrole de roche-mère serait un fort mauvais symptôme pour l'évolution future de la production mondiale de brut.

 

Les diagnostics pessimistes sur l'avenir de ce boom, émanant notamment de l'administration Obama, semblent en passe de ternir l'enthousiasme affiché jusqu'ici par la presse économique. Florilège de titres d'articles parus au cours des dernières semaines :

 

agence Bloomberg | "Le rêve de l'indépendance pétrolière américaine s'écrase contre les coûts du schiste" ; Forbes | "Pourquoi le boom du pétrole de schiste américain pourrait s'arrêter plus tôt que vous le croyez" ; Christian Science Monitor | "Que se passera-t-il quand le boom du schiste finira ?"

 

Même si les experts optimistes demeurent nombreux, il semble qu'il y ait comme un changement d'ambiance, allez savoir pourquoi.

 

Pour ce qui concerne l'imminence du pic pétrolier mondial, le dernier pronostic de l'un des plus éminents lanceurs d'alerte, Sadad al-Husseini, ancien vice-président de la compagnie pétrolière nationale saoudienne (interrogé plusieurs fois ici), laisse peu de place au doute.

 

 

 

Le dr. Sadad al-Husseini, ancien vice-président de la Saudi Aramco, détentrice des plus vastes réserves d'or noir au monde.

Au sujet du "plateau" situé autour de 84 Mb/j sur lequel se maintient plus ou moins la production mondiale depuis 2005 (celle-ci a atteint 86 Mb/j en 2013), l'ex-responsable de l'exploration et du développement [corr.] de la Saudi Aramco indique dans une récente interview :

 

"Le plateau pétrolier peut à l'heure actuelle être grossi par 1 à 2 Mb/j de pétroles non-conventionnels à coûts élevés, mais tous les analystes majeurs considèrent cela comme plus ou moins transitoire. Le plateau lui-même reste une réalité, et malheureusement, il est toujours improbable que sa durée s'étende au-delà de la fin de cette décennie."

 

Sadad al Husseini poursuit :

 

"Mon scénario de base pour le prix du brut [en dollars constants] se situe toujours entre 105 et 120 dollars le baril, avec un plancher de volatilité à 95 dollars et une pointe plus probable à 140 dollars le baril d'ici à 2016/2017."

 

Ensuite, que le plateau s'étende ou pas "au-delà de la fin de cette décennie", c'est toujours l'in-con-nu.

 

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D'un côté la baisse de production des 5 majors et de l'autre une augmentation de la consommation fin 2014. C'est un épisode douloureux qui s'annonce.

 

On a le choix si j'ai bien compris entre tension sur les prix où pénurie à moins que cela soit les deux?

 

En tous cas dernière alerte cette année 2014 avant de passer dans le dure.

 

http://www.lesechos.fr/entreprises-secteurs/energie-environnement/actu/0203500351810-petrole-l-aie-s-inquiete-pour-la-production-sur-la-fin-de-l-annee-671347.php

 

Pétrole : l'AIE s'inquiète pour la production sur la fin de l'année

Par Anne Feitz | 16/05 | 06:00

Télécharger le PDF

L'Agence internationale de l'énergie a revu à la hausse ses prévisions de consommation pour 2014.

L'Opep devra augmenter sa production pour satisfaire la demande.

 

Y aura-t-il assez de pétrole pour satisfaire la demande cette année ? C'est la question que pose l'Agence internationale de l'énergie (AIE) dans son dernier rapport mensuel, paru hier, mettant clairement la pression sur l'Opep pour qu'elle augmente sa production sur la fin de l'année. Le bras armé de l'OCDE pour l'énergie, qui défend les intérêts des pays consommateurs, a en effet revu à la hausse ses prévisions de consommation sur l'année : la demande mondiale devrait atteindre 92,8 millions de barils par jour (Mb/j) cette année (65.000 de plus que prévu le mois dernier, et 1,32 million de plus qu'en 2013), un nouveau record historique. Car les Etats-Unis, l'Allemagne, le Royaume-Uni et le Japon ont consommé plus que prévu au premier trimestre. Par ailleurs, si la consommation en Chine n'a pas particulièrement augmenté, ses importations ont, elles, flambé en avril, laissant penser que le pays est en train de remplir ses stockages.

L'Opep devra produire 30 millions de Mb/j

Pour satisfaire cette demande en hausse, l'Opep devra augmenter sa production à 30 millions de barils par jour en moyenne sur l'année, le niveau de son plafond actuel, note l'AIE. Car les pays hors Opep ne seront pas capables de compenser, compte tenu notamment des tensions observées au Soudan du Sud ou en Colombie, ou encore du nouveau retard pris par le projet géant de Kashagan, au Kazakhstan, qui ne devrait pas recommencer à produire avant l'an prochain.

En avril, l'Opep a réussi à produire 29,9 Mb/j, grâce à l'Irak, l'Arabie saoudite, le Koweït et l'Algérie. Mais au troisième trimestre, il faudrait produire encore 900.000 b/j supplémentaires pour satisfaire aux pics de consommations prévus sur cette période. « Si l'Opep a largement des capacités de production nécessaires, il reste à savoir si elle sera capable de surmonter les obstacles qui ont affecté certains de ses membres récemment », écrit l'AIE.

La situation en Libye, dont les exportations sont restées bloquées pendant des mois par des rebelles séparatistes, est toujours instable malgré un accord entre les rebelles et le gouvernement. Le Nigeria ou l'Angola ont aussi subi des problèmes techniques, tandis que la sécurité reste une question ouverte en Irak.

L'Arabie saoudite, qui dispose d'importantes capacités de production inutilisée, joue traditionnellement un rôle de tampon (« swing producer »). Mais l'Opep n'a pas prévu de relever son plafond de production lors de sa prochaine réunion, le 11 juin, rappelle l'AIE...

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Juste pour la forme: merci d'éviter les copier/coller à rallonge (un simple lien suffit) et des doublons, le sujet n'en sera que plus lisible! Pour le fond, on est d'accord, même si je pense qu'ils en ont encore sous le pieds et que d'appeler trop au loup finit par avoir un effet néfaste: les gens te répondent que tu leur rabâche ça depuis 5ans (ds mon cas) et qu'il y en a toujours suffisamment à prix relativement faible ... La conscience humaine n'est pas faite pour se projeter ds un mode de vie totalement différent, c'est l'inertie des consciences et comme la population vieillit, c de plus en plus dur! Ça va juste nous tomber dessus sans prévenir, quand même toi tu t'y attendra le moins pour une raison qu'on n'imagine même pas encore ... Quand a savoir quand ?!

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Je n'ai pas vu le lien, mais l'article cité ci-dessus vient de l'excellent blog de Matthieu Auzanneau "Oil Man" :

http://petrole.blog.lemonde.fr/

 

Lecture absolument indispensable (et passionnante) quand on s'intéresse au pétrole et à l'énergie...

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Et une autre lecture passionnante pour les anglophones, le blog de Gail Tverberg : http://ourfiniteworld.com/

Très pointu sur le sujet du peak oil, du EROEI, etc.

Et peu optimiste sur la transition énergétique à base de renouvelables...

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Automobile Propre

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